Le patriarche maronite, Béchara Raï, a insisté dimanche sur l’importance de préserver la neutralité du Liban face aux conflits régionaux et aux guerres, soulignant que «la neutralité ne signifie ni renoncer à défendre ses droits ni à s’éloigner de l’environnement du Liban, mais à protéger le pays afin qu’il ne devienne pas un terrain permanent pour les conflits des autres».
Dans son homélie, le cardinal Raï a annoncé que le Conseil des patriarches et évêques catholiques du Liban tiendrait sa session annuelle à partir de lundi, pour une durée d’une semaine.
À cette occasion, il a indiqué avoir reçu une lettre intitulée «Un cri des cinq villages chrétiens frontaliers du Sud: Rmeich, Debel, Aïn Ebel, Alma el-Chaab et Qaouzah».
Cette lettre comporte dix revendications urgentes et légitimes. «Nous tenons à assurer les habitants de ces villages que leur cri a trouvé un écho dans nos consciences et dans nos cœurs de pasteurs de l’Église, et qu’il occupera une place importante dans nos délibérations», a-t-il affirmé.
Concernant l’affaire des explosifs de Dahr el-Baydar, Mgr Raï a indiqué que «le dossier est entré dans une nouvelle phase judiciaire, ce qui exige que l’enquête suive pleinement son cours, à l’abri de toute anticipation, de toute polémique et de toute instrumentalisation politique».
Il a également souligné que la paix demeure une nécessité nationale et existentielle qui doit primer sur toute autre considération.
«Le Liban a besoin d’une paix durable et ne doit pas rester prisonnier de la menace d’une nouvelle guerre chaque fois que la région s’embrase. Cela nécessite un État qui détient pleinement ses décisions, une seule autorité nationale en matière de sécurité et de paix, ainsi que des institutions capables de protéger la stabilité», a-t-il affirmé.