Les cours du pétrole baissent jeudi, en raison d’informations de presse rapportant une tentative de relance des négociations entre Téhéran et Washington visant à écarter la perspective de nouvelles frappes américaines.

Vers 10H25 GMT (11H25 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, cédait 1,07% à 114,09 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 1,30% à 101,44 dollars.

Le vice-président américain JD Vance a adressé une lettre au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï, à la demande de Donald Trump, selon une source citée par le Wall Street Journal.

Selon le quotidien américain, «Vance évalue si Téhéran et Washington peuvent trouver des points de convergence suffisants pour persuader Trump de ne pas donner l’ordre d’une attaque brève et intense contre l’Iran dans les semaines à venir», afin de trouver un «éventuel cadre de négociations».

«Cela remet en question l’éventualité d’attaques après les élections de mi-mandat la semaine prochaine», explique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Mercredi, les cours du brut avaient grimpé après d’autres informations du Wall Street Journal, selon lesquelles les États-Unis avaient demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une campagne courte et intense après les élections américaines prévues le 3 novembre.

Les prix restent néanmoins très élevés et «il faudra plus que des informations sur des efforts diplomatiques pour faire baisser le pétrole de manière significative», note Mme Brooks.

«Le marché a de bonnes raisons de s’inquiéter de l’offre à l’avenir», bien qu’elle soit «suffisante» à l’heure actuelle, soulignent les analystes de Morgan Stanley.

Le détroit d’Ormuz, artère essentielle du commerce d’hydrocarbures au cœur du conflit entre l’Iran et les États-Unis, est la cible de nombreuses attaques. Jeudi, un navire en feu a été signalé au large d’Oman dans le détroit, a rapporté l’agence maritime britannique UKMTO.

Et les hostilités se sont intensifiées ces dernières semaines entre l’Arabie saoudite, premier exportateur d’or noir au monde, et les Houthis du Yémen.

Le royaume, allié depuis 2015 des forces gouvernementales yéménites, bombarde quotidiennement les positions des Houthis, qui ripostent en multipliant les attaques sur le sol saoudien, visant notamment les installations pétrolières du royaume.

AFP