Le président Joseph Aoun a réaffirmé jeudi l’attachement du Liban aux solutions diplomatiques et aux négociations pour régler les conflits, appelant à la cessation des agressions israéliennes et au respect des accords en vigueur, lors d’un entretien avec la ministre allemande de la Coopération économique et du Développement, Reem Alabali-Radovan, à Baabda.

Le chef de l’État a souligné que «le Liban déployait des efforts constants pour préserver sa stabilité intérieure et la cohésion de ses institutions, malgré les tensions régionales».

Il a insisté sur la nécessité de privilégier les voies diplomatiques, estimant que les guerres n’avaient pas permis d’atteindre les objectifs escomptés et que la stabilité durable ne pouvait être assurée par la seule force militaire.

Joseph Aoun a également appelé à mettre fin «aux opérations militaires israéliennes et à respecter les accords en vigueur». Il a souligné que la poursuite des frappes contre les zones civiles et les infrastructures aggravait les souffrances de la population et compromettait les efforts visant à rétablir la stabilité.

Le président a rappelé que le Liban avait soulevé quatre dossiers essentiels dans le cadre des contacts et des négociations: le cessez-le-feu, le retrait israélien, la démarcation des frontières et la question des prisonniers. Il a toutefois déploré l’absence, à ce stade, des avancées attendues.

Évoquant la situation dans le Sud du pays, le chef de l’État a souligné que les habitants avaient besoin de sécurité et de sérénité afin de retrouver une vie normale. Il a affirmé que l’État libanais et l’armée étaient prêts à répondre aux préoccupations sécuritaires «par le biais des mécanismes officiels et de la coordination en vigueur, plutôt que par le recours aux opérations militaires».