Quelques jours après avoir célébré ses vingt ans et sa génération 2008, Athletico ouvre déjà le chapitre suivant. Le club libanais et l’Olympique Lyonnais ont prolongé jusqu’en juin 2029 un partenariat entamé en 2011. Derrière la longévité de l’accord, l’intérêt est avant tout sportif: rapprocher davantage la formation des jeunes Libanais des méthodes d’une académie européenne, renforcer les compétences des entraîneurs et multiplier les immersions à Lyon.

Athletico occupait déjà une place particulière dans le développement international de l’OL: en 2011, le club libanais était devenu son premier partenaire à l’étranger.

Quinze ans plus tard, Robert Paoli et René Matta ont signé à Lyon une nouvelle prolongation de trois ans avec la direction de l’Olympique Lyonnais, en présence de l’ambassadeur du Liban en France, Rabih Chaer.

L’accord ne repose pas sur une simple association de noms. Sa nouvelle feuille de route concerne directement la formation.

Des techniciens lyonnais doivent se rendre au Liban pour travailler avec les éducateurs d’Athletico, tandis que les échanges réguliers entre staffs techniques doivent permettre d’adapter les méthodes de l’OL Academy au contexte libanais.

Lyon pour former les joueurs… et leurs entraîneurs

Trois axes structurent la prochaine étape.

Le premier prévoit des programmes de formation spécifiques organisés au Liban par des techniciens de l’Olympique Lyonnais. Travail technique, méthodologie d’entraînement, organisation des séances et développement du joueur doivent constituer le cœur de ces interventions.

Le deuxième repose sur des échanges continus entre les staffs des deux structures. L’enjeu dépasse donc le joueur lui-même: améliorer la qualité de l’encadrement devient une condition pour faire progresser toute une génération.

Enfin, des groupes de jeunes et leurs entraîneurs pourront effectuer des stages et des périodes d’immersion au sein de l’académie lyonnaise.

Pour les joueurs les plus prometteurs, ces séjours offrent surtout un étalon concret: se confronter au rythme, aux exigences physiques, à l’intensité et aux standards quotidiens d’un centre de formation européen.

Une passerelle, pas une promesse de carrière

C’est aussi là que le partenariat doit être correctement mesuré.

Une immersion à Lyon ne garantit évidemment ni contrat professionnel ni carrière européenne. L’intérêt réside d’abord dans l’exposition à un environnement plus exigeant et dans la possibilité d’évaluer plus précisément le niveau des jeunes formés au Liban.

Athletico, qui a bâti une grande partie de son identité sur les catégories de jeunes et dispose du label One-Star de la Confédération asiatique, doit maintenant convertir cette formation en davantage de passages vers le football senior.

La prolongation avec Lyon peut constituer l’un des outils de cette transition.

Michael Gerlinger, directeur général de l’OL, a résumé l’ambition du nouvel accord: «façonner ensemble l’avenir du football libanais».

Le terrain comme juge

Pour Athletico, le défi des trois prochaines années sera donc moins de célébrer la longévité du partenariat que d’en mesurer les résultats.

Combien de coaches auront réellement bénéficié des formations? Combien de jeunes effectueront une immersion à Lyon? Combien franchiront ensuite le cap vers les équipes seniors, les sélections libanaises ou éventuellement l’étranger?

Après vingt ans d’existence et quinze ans de coopération avec l’OL, le partenariat entre dans une phase où le meilleur indicateur ne sera plus sa durée.

Ce seront les joueurs qu’il permettra de faire progresser.