Kanaan reçoit l'émissaire spécial du président français Jacques de Lajugie
Le président de la Commission des finances et du budget, le député Ibrahim Kanaan, a reçu au Parlement le conseiller économique  et l’émissaire spécial du président français pour le Liban, M. Jacques de Lajugie.

M. Kanaan s’est entretenu avec l’émissaire spécial du président français au sujet des réformes financières. La loi sur la restructuration bancaire, adoptée par le Parlement en août 2025, fait l’objet de nouveaux amendements actuellement examinés, tandis que l’essentiel demeure la restitution des dépôts.

Le président de la commission des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan, a reçu au Parlement le conseiller économique  et l’émissaire spécial du président français pour le Liban, M. Jacques de Lajugie, accompagné d’une délégation comprenant le chef du service économique de l’ambassade de France à Beyrouth, M. François Sporrer, le conseiller financier de l’ambassade, M. Vincent Dedrie, l’attachée économique, Kenza Ouazzani, ainsi que la directrice générale des commissions parlementaires, Mona Kamal. Les discussions ont porté sur la situation financière et économique du Liban ainsi que sur l’avancement des réformes structurelles requises.

La rencontre a également porté sur les amendements que le gouvernement a récemment soumis à la loi sur la restructuration du secteur bancaire, à la demande du Fonds monétaire international (FMI). Ces modifications seront examinées par la commission des Finances et du Budget lors de sa séance prévue jeudi prochain.

M. Kanaan a rappelé que la loi sur la restructuration des banques avait été adoptée par la Chambre des députés le 14 août 2025 et que le texte actuellement à l’étude ne porte que sur de nouveaux amendements. Il a souligné que la priorité demeure l’adoption d’un plan gouvernemental de redressement garantissant les droits des déposants et pouvant être appliqué concrètement en termes de financement et de mise en œuvre, afin d’assurer la restitution des dépôts. Selon lui, cette démarche constitue une condition essentielle au rétablissement de la confiance dans l’économie libanaise et dans le secteur financier.

M. Kanaan a estimé qu’un accord avec le FMI est nécessaire, à condition qu’il repose sur des critères garantissant la préservation des droits, ainsi que la transparence et la reddition des comptes.

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