Le président syrien Ahmad al-Chareh a réaffirmé dimanche son soutien au monopole de l'État libanais sur les armes, tout en assurant que Damas n'avait aucune intention d'intervenir militairement au Liban.
Dans un entretien accordé à la chaîne Al-Jazeera, M. Chareh a déclaré soutenir «le monopole de l'État libanais sur les armes et sur les décisions relatives à la guerre et à la paix».
Il a également affirmé que la Syrie recherchait, en coordination avec le gouvernement libanais, «des solutions qui aideront le Liban à sortir de la crise», estimant que «la solution au Liban n'est pas nécessairement d'ordre sécuritaire» et que Damas travaillait à «une approche globale» de la situation.
Le président syrien a souligné que «tout chaos au Liban aura des répercussions directes sur la Syrie», insistant sur l'importance de préserver la stabilité de son voisin.
Évoquant les tensions régionales, M. Chareh a indiqué que son pays s'efforçait de conclure «un accord de sécurité avec Israël», avec la participation de plusieurs États, tout en affirmant que la Syrie cherchait à éviter toute confrontation avec l'État hébreu.
«Nous craignons l'extension de la zone de guerre dans la région», a-t-il déclaré, ajoutant que Damas ne voyait «aucun intérêt» à un affrontement avec Israël.



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