Bruno Solo appelle les hommes à s'«engager concrètement» contre les violences faites aux femmes
Bruno Solo appelle les hommes à s’engager concrètement contre les violences faites aux femmes et à ne pas rester silencieux face aux discours masculinistes qui gagnent du terrain en France. © Nicolas Richoffer / AFP

Bruno Solo, réalisateur et comédien, a appelé les hommes à s’engager activement contre les violences faites aux femmes, dénonçant la «guerre» menée par les mouvements masculinistes. Lors d’une table ronde au Sénat organisée par la délégation aux droits des femmes, l’artiste a insisté sur la responsabilité des figures publiques dans la lutte contre le sexisme et la nécessité de briser le silence masculin, alors que ce courant idéologique gagne du terrain en France et inquiète autorités et associations.

Le réalisateur et comédien Bruno Solo a appelé les hommes à «s'engager concrètement» dans la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment face à la «guerre» engagée par les masculinistes.

«Il y a vraiment matière (…) à s'engager concrètement sur ces sujets», a-t-il déclaré lors d'une table ronde organisée par la délégation aux droits des femmes au Sénat.

«Ces hommes-là (les masculinistes, ndlr) sont en guerre contre nous, donc on a le devoir de s'engager sur ce terrain», a-t-il ajouté. «C'est un long chemin, c'est parfois désespérant, parfois on a envie de se résigner».

Mais «nous les artistes on a une responsabilité vis-à-vis de ça dans notre discours et dans notre manière de ne pas fermer les yeux sur ces sujets», a estimé le réalisateur, co-signataire en novembre dernier d'une tribune d'Onu Femmes France appelant à ce que le «silence des hommes cesse».

Les idées masculinistes gagnent du terrain en France où associations et spécialistes tirent régulièrement la sonnette d'alarme face à l'impact de ces discours misogynes sur les jeunes générations, notamment.

Selon le Haut Conseil à l'égalité (HCE), 17% de la population française adhère à un sexisme «hostile», qui dévalorise les femmes et justifie les discriminations et violences à leur égard.

Début février, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a fait état d'une «montée en puissance» d'une menace «masculiniste, organisée et décomplexée», assurant que cette mouvance était suivie de près par les services de renseignement français.

Avec AFP

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