Selon des informations obtenues par Ici Beyrouth, la réunion tenue aujourd’hui entre le FMI et le Premier ministre Nawaf Salam a été marquée par une ligne particulièrement ferme du Fonds sur le dossier financier libanais.
Le FMI a clairement exclu toute flexibilité concernant la hiérarchie des créances, jugeant indispensable un retour à une réévaluation complète des actifs de la Banque du Liban, après avoir estimé que l’évaluation actuelle des « anomalies » n’est pas fiable. Ces anomalies, selon le Fonds, ne peuvent en aucun cas être effacées de manière anticipée.
Sur le dossier de l’or, le FMI a rejeté toute valorisation basée sur les prix actuels du marché, recommandant de retenir une moyenne des prix sur un à deux ans. Plus encore, il aurait sensiblement assoupli — voire encouragé — les modalités de gestion et de disposition des réserves d’or, selon les mêmes sources.
Le Fonds a également insisté sur la nécessité de fixer clairement la dette de l’État envers la Banque du Liban, estimant qu’un cadre juridique flou n’est plus acceptable. De même, les sources de revenus destinées à garantir les obligations liées à l’ABS devront être précisément identifiées.
Autre point notable : le FMI se dit disposé à accepter un plafond de 100 appliqué par secteur, et non par banque, une concession perçue comme significative dans les discussions en cours.
Enfin, le gouvernement libanais disposerait d’un délai de deux mois pour finaliser l’ensemble de ces éléments, en vue d’un examen par le Conseil des gouverneurs du FMI dès le mois de mai.



Commentaires