Face à la multiplication des observations de hyènes rayées dans plusieurs zones habitées du Liban, le ministère de l’Agriculture, via sa Direction des ressources animales, a tenu à rappeler que cet animal est une espèce sauvage protégée.
Dans un communiqué publié en fin de semaine passée, le ministère précise que ces apparitions récentes, souvent relayées sur les réseaux sociaux à travers des vidéos ou des photos, interviennent principalement lors des vagues de froid intense, qui poussent certaines hyènes à s’aventurer à proximité des habitations à la recherche de nourriture.
Le communiqué insiste sur le rôle écologique crucial de la hyène rayée (Hyaena hyaena) : elle contribue au nettoyage de l’environnement en se nourrissant de carcasses et de déchets animaux. Contrairement aux idées reçues, la hyène n’est pas agressive envers l’homme et ne représente aucun danger direct pour la sécurité publique.
Le ministère rappelle également que la hyène rayée bénéficie d’une protection légale stricte au Liban et figure parmi les espèces sauvages protégées par la loi. Fin 2025, le Liban a également fait inscrire l’espèce dans les annexes de la Convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), renforçant sa protection à l’échelle internationale.
Le ministère avertit que tuer, blesser, poursuivre ou capturer une hyène est un acte illégal, passible de sanctions judiciaires. Il invite donc les citoyens à ne pas intervenir directement et à signaler toute observation à la Direction des ressources animales/Bureau CITES ou aux autorités agricoles compétentes, afin que les interventions respectent les normes scientifiques, environnementales et légales.
En conclusion, le ministère appelle à renforcer la sensibilisation et la responsabilité citoyenne face à la faune sauvage, dans le cadre des efforts nationaux pour protéger le patrimoine naturel libanais et préserver l’équilibre écologique du pays.



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