Nickolay Mladenov, un diplomate chevronné au cœur du plan de Trump pour Gaza
Nickolay Mladenov s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 25 juin 2020. ©Menahem Kahana/AFP

Ancien ministre bulgare des Affaires étrangères et ex-envoyé spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov s’impose comme l’une des figures clés du dispositif international envisagé pour la bande de Gaza dans le cadre de la phase 2 du plan du président américain Donald Trump. Diplomate expérimenté et fin connaisseur des équilibres régionaux, il est pressenti pour jouer un rôle de pivot entre le futur gouvernement palestinien technocratique et le Conseil international pour la paix chargé de superviser la transition.

Né en 1972 à Sofia, Nickolay Mladenov est diplômé en sciences politiques et en relations internationales. Il débute sa carrière au sein des institutions européennes, notamment au Parlement européen, avant de s’engager sur la scène politique bulgare. Il est élu député et occupe plusieurs postes ministériels, dont celui de ministre de la Défense entre 2009 et 2010, puis de ministre des Affaires étrangères de 2010 à 2013. À la tête de la diplomatie bulgare, il œuvre à renforcer l’ancrage euro-atlantique de son pays et se forge une réputation de responsable pragmatique, à l’aise dans les négociations multilatérales.

Après son passage au gouvernement, Mladenov rejoint les Nations unies. En 2015, le secrétaire général de l’ONU le nomme coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient. Basé à Jérusalem, il devient alors l’un des principaux interlocuteurs internationaux sur le dossier israélo-palestinien. Durant son mandat, qui s’achève en 2020, il joue un rôle central dans la gestion des crises récurrentes à Gaza, contribuant à la négociation de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas et à la coordination de l’aide humanitaire avec l’Égypte, le Qatar et d’autres acteurs régionaux.

Connu pour son style discret et son approche technocratique, Nickolay Mladenov est souvent décrit comme un diplomate de terrain, privilégiant les contacts directs et les compromis pratiques plutôt que les grandes déclarations politiques. Cette posture lui vaut d’entretenir des canaux de communication avec une large palette d’acteurs (autorités israéliennes, responsables palestiniens, agences de l’ONU et gouvernements arabes). Des canaux qui lui seront indispensables pour assurer son rôle dans la phase 2 du plan américain pour Gaza.

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