Gadi Eisenkot, principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu, s'est engagé mercredi à «renouveler et renforcer les relations» avec les États-Unis s'il devenait chef du gouvernement à l'issue des tractations engagées à la suite des législatives en Israël.

Dans une rare déclaration en anglais publiée sur X et adressée à «tous nos amis aux États-Unis et dans le monde», M. Eisenkot, qui s'est concentré sur les sujets nationaux lors de la campagne électorale, s'est efforcé de se poser en partenaire fiable de Washington, principal allié d'Israël.

Cette alliance, vitale pour Israël, est toutefois remise en question par certains démocrates, qui s'alarment notamment du nombre de victimes dans le cadre de la guerre menée par l'armée israélienne à Gaza depuis les attaques menées par le Hamas le 7 octobre 2023.

Dans ce contexte, la victoire écrasante des démocrates aux élections de mi-mandat aux États-Unis suscite des inquiétudes en Israël, où l'opposition accuse M. Netanyahu d'avoir fragilisé les relations bilatérales.

«Sous mon leadership, nous renouvellerons et renforcerons ce partenariat, et consoliderons les fondations bipartisanes qui l'ont longtemps soutenu», a déclaré M. Eisenkot.

«Le lien entre Israël et les États-Unis, c'est plus qu'une alliance entre des gouvernements. C'est un partenariat entre des peuples, construit sur plusieurs générations, et soutenu par des valeurs démocratiques communes», a-t-il ajouté.

Alors que Donald Trump avait publiquement apporté son soutien à M. Netanyahu avant le scrutin législatif du 27 octobre, M. Eisenkot a aussi dit avoir «hâte de travailler de façon étroite et constructive avec le président Trump» pour «renforcer la stabilité régionale» au Proche-Orient.

«Israël restera l'un des partenaires stratégiques les plus fiables et compétents de l'Amérique au Moyen-Orient, un partenariat qui est mutuellement bénéfique pour les deux peuples», a poursuivi M. Eisenkot.

Ces déclarations interviennent en pleines tractations en Israël en vue de former le prochain gouvernement, et au lendemain de l'annonce, par Donald Trump, de la fin prochaine d'une aide américaine annuelle de 3,8 milliards de dollars pour la sécurité d'Israël via l'achat d'armements.

L'assistance américaine avait commencé en 2019, pour une durée de dix ans. L'accord avait été signé trois ans auparavant par le prédécesseur de Donald Trump, le démocrate Barack Obama.

Les récentes élections israéliennes n'ont débouché sur aucune majorité, ni pour le camp de M. Netanyahu, ni pour le principal bloc de l'opposition mené par M. Eisenkot, un ancien chef d'état-major de l'armée israélienne.

AFP