Ali al-Zoebi et Lindzi Nader ont remporté la huitième édition de l’aquathlon de l’ATCL, sur le littoral du Kesrouan. Organisée sous l’égide de la Fédération libanaise de triathlon, la compétition a réuni 131 participants sur plusieurs formats. L’épreuve principale proposait un double défi: 3,3 kilomètres de natation jusqu’à Tabarja, puis dix kilomètres de course à pied pour rallier Kaslik.

À Tabarja, sortir de l’eau ne signifiait pas en avoir terminé. Après avoir nagé depuis la plage de l’Automobile et Touring Club du Liban, les concurrents devaient encore rejoindre le club en courant. Changer d’appuis, trouver son allure et mobiliser ses réserves: la deuxième partie de l’épreuve commençait au moment où les pieds retrouvaient la terre ferme.

Sur le littoral libanais, Ali al-Zoebi et Lindzi Nader ont remporté un double défi: dompter la distance, de la mer au bitume. Les deux vainqueurs ont terminé avec plus de six minutes d’avance sur leurs premiers poursuivants respectifs, au terme d’un effort dépassant largement l’heure de compétition.

Al-Zoebi met la concurrence à distance

Chez les hommes, Ali al-Zoebi, représentant de l’armée libanaise, s’impose en 1 h 21 min 15 s. Il devance Jawad Youness, du club SSS, deuxième en 1 h 27 min 22 s, soit un écart de 6 min 07 s.

SSS place également Mohammad Younes sur la troisième marche du podium. Avec un chrono de 1 h 33 min 57 s, celui-ci termine à 12 min 42 s du vainqueur.

Le classement masculin présente ainsi des écarts nets entre les trois premiers. Al-Zoebi décroche le titre avec une marge confortable, tandis que SSS répond par une présence collective sur le podium, en empochant les deuxième et troisième places.

Nader mène le doublé de ProFit

Dans l’épreuve féminine, Lindzi Nader boucle le parcours en 1 h 29 min 22 s. Lara Chehayeb prend la deuxième place en 1 h 35 min 31 s, à 6 min 09 s de la gagnante. ProFit réussit donc le doublé, avec deux représentantes aux deux premières positions.

Soraya Frem, de l’ATCL, complète le podium en 1 h 51 min 13 s. Le club organisateur compte ainsi une athlète parmi les trois premières de son épreuve.

Au sommet des deux classements, les résultats se répondent: un titre individuel pour l’armée libanaise chez les hommes, un doublé pour ProFit chez les femmes. Derrière les vainqueurs, SSS et l’ATCL trouvent également leur place lors de la remise des récompenses.

Deux disciplines, un effort à construire

L’aquathlon enchaîne natation et course à pied, sans le passage à vélo du triathlon. Le format retenu par l’ATCL exigeait de tenir la distance dans les deux disciplines: 3,3 kilomètres en mer, puis un dix kilomètres à négocier avec la fatigue déjà accumulée.

Le tracé reliait la plage du club à Aquamarina, à Tabarja, avant un retour à pied vers Kaslik. Un aller-retour qui changeait de terrain à mi-parcours, sans remettre les compteurs à zéro. L’énergie dépensée dans l’eau devait se gérer en pensant à la route.

Cette succession fait la particularité de l’épreuve. La performance ne repose pas seulement sur la vitesse de nage ou les qualités de coureur, mais sur la capacité à enchaîner les deux efforts et à conserver une allure efficace jusqu’à l’arrivée.

La relève aussi dans le bain

Les 131 participants se répartissaient entre plusieurs formats adaptés aux âges. La compétition a également accueilli des sportifs en situation de handicap.

Avant le départ principal, donné à 8 heures, les plus jeunes avaient ouvert le programme à 7 h 15, avec 200 mètres de natation et un kilomètre de course à pied. Un deuxième départ, à 7 h 45, proposait 400 mètres dans l’eau, suivis de 2,5 kilomètres à pied.

Ces parcours plus courts permettaient de découvrir les exigences de l’enchaînement: sortir de l’eau, retrouver ses appuis et poursuivre l’effort. Une manière de faire cohabiter apprentissage et compétition au cours d’une même matinée.

Disputée sous un temps ensoleillé, cette huitième édition s’est achevée par la remise des récompenses au club. Al-Zoebi et Nader repartent avec les titres, ProFit avec le doublé féminin. À Kaslik, tous avaient franchi la même frontière sportive: celle qui transforme un nageur en coureur, sans lui offrir de nouveau départ.