Le président Joseph Aoun a affirmé mardi que le Liban n’était plus en mesure d’accueillir davantage de déplacés syriens. Il a indiqué que les autorités libanaises étaient en contact avec l’État syrien afin d’organiser leur retour progressif.

Lors d’un entretien avec la directrice générale du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD), Susanne Raab, M. Aoun a appelé la communauté internationale et les organisations humanitaires à transférer en Syrie les aides actuellement accordées aux déplacés présents au Liban. Une telle démarche contribuerait, selon lui, à encourager leur retour dans leur pays.

Le chef de l’État a par ailleurs salué la signature d’un accord entre le Liban et l’ICMPD. Celui-ci doit organiser le statut juridique et institutionnel de la représentation du Centre dans le pays et fournir un cadre officiel garantissant la poursuite de ses activités à Beyrouth.

L’accord doit également permettre à l’ICMPD d’élargir son action et de lancer des programmes plus importants et de plus longue durée, en coordination avec les institutions libanaises.

De son côté, Susanne Raab a réaffirmé l’engagement du Centre à soutenir le Liban, à renforcer la coopération et à fournir l’expertise et les formations nécessaires. Elle a souligné l’importance du partenariat avec Beyrouth, compte tenu de son rôle stratégique pour l’Europe et la région méditerranéenne.