Les autorités iraniennes ont pendu mardi deux hommes reconnus coupables d'implication dans le meurtre de quatre policiers à Ispahan, dans le centre du pays, lors des manifestations du début d'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.

Ces deux hommes, «auteurs du crime de janvier 2026 à Ispahan» et «dont les actions brutales et atroces ont conduit au martyre de quatre policiers, ont été pendus», a rapporté le site Mizan, organe du pouvoir judiciaire, qui précise que l'appel des deux condamnés a été rejeté.

Deux autres hommes avaient été exécutés, début octobre, dans la même affaire.

Le nombre d'exécutions en Iran a augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran. Un grand nombre de ces exécutions sont liées aux manifestations de l'hiver.

Ce mouvement de contestation, initialement déclenché fin décembre par la hausse du coût de la vie, s'était rapidement transformé en vastes manifestations antigouvernementales, qui ont culminé les 8 et 9 janvier.

Le pouvoir iranien a recensé plus de 3.000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont pour leur part dénoncé une répression ayant fait des milliers de morts.

Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.

AFP