Le président Volodymyr Zelensky a jugé lundi que les frappes, qui ont tué au moins 18 personnes dans un village du sud-est de l'Ukraine, ont anéanti «tout espoir de progrès vers la paix», après une rare trêve localisée la semaine dernière.
«Après l'opération humanitaire à Olechky, il y a eu un moment où on a pu croire que de nouvelles étapes vers un progrès en direction de la paix étaient possibles. Avec ce massacre, la Russie envoie un signal complètement opposé : elle mise sur de nouveaux meurtres», a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux.
«C'est une preuve supplémentaire que la Russie ne veut ni désescalade ni véritable justice», a-t-il estimé.
Ces frappes sur Komyshuvakha, dans la région de Zaporijjia, interviennent alors que Moscou a repris les combats et les bombardements dans la région voisine de Kherson, après une rare trêve locale négociée pour évacuer la ville d'Oleshky, occupée par les Russes.
Komyshuvakha «a été frappée à plusieurs reprises par des bombes aériennes» depuis lundi matin, a ajouté le président Zelensky, précisant que les attaques «visaient une école utilisée à des fins humanitaires; des personnes y recevaient de l'aide humanitaire».
«Après un premier bombardement aérien, il y a eu une double frappe avec neuf bombes supplémentaires, visant spécifiquement l'abri où des personnes s'étaient réfugiées. Tragiquement, 18 personnes ont déjà été déclarées mortes», a-t-il indiqué.
Des images diffusées par les services d'urgence ukrainiens montrent un bâtiment réduit à des amas de décombres fumants, et des sauveteurs à l'œuvre sur le site.
Parmi les victimes figurent «un policier et deux sauveteurs du Service national des situations d'urgence», a déclaré le gouverneur régional, Mykhailo Semikin, sur la messagerie Telegram.
«Cinq personnes ont été blessées. Vingt-sept autres sont considérées comme disparues», a-t-il ajouté.
Volodymyr Zelensky a indiqué que le bâtiment bombardé était celui où «chaque semaine, les habitants restés à Komyshuvakha recevaient une aide humanitaire» et que «les Russes ne pouvaient pas l'ignorer».
AFP