Quatre personnes, dont un bébé de deux mois, sont mortes après un attentat à l'explosif dimanche soir dans l'ouest de la Colombie, a annoncé la gouverneure du département du Tolima alors que le pays traverse la pire vague de violences depuis dix ans.

L'attaque s'est produite dimanche soir aux abords d'une base militaire dans la ville de Planadas, au sud de la province du Tolima. Un camion bourré d'explosifs a sauté et endommagé une partie de l'hôpital et plusieurs habitations.

«C'est avec une profonde douleur que j'informe du bilan, encore provisoire, d'un attentat à Planadas qui a fait quatre morts, dont un bébé de seulement deux mois. Inadmissible!», a déclaré Adriana Magali Matiz sur X.

Le maire de Planadas, Juan Camilo Hueje, a précisé à une radio locale qu'il y avait de «nombreux blessés» qui ont été transportés dans une école pour des soins.

Dans une vidéo, on voit une femme crier désespérément tandis qu'un homme extrait des gravats un petit corps enveloppé dans une couverture.

Sur d'autres images, on aperçoit des personnes ensanglantées étendues parmi des blocs de pierre.

Cet attentat est «un acte vil et criminel que nous condamnons avec la plus grande fermeté», a encore écrit Mme Matiz sur le réseau social.

«S'en prendre à la population civile, à nos soldats et aux familles du Tolima, c'est franchir une ligne que nous ne tolérons pas», a-t-elle ajouté.

Aucune revendication n'a pour l'instant été transmise aux autorités.

Selon M. Hueje, en plus du camion bourré d'explosifs, «les habitants ont constaté la présence de drones qui survolaient le centre urbain» de Planadas.

La Colombie connaît en ce moment une nouvelle vague de violences, attisées par la confrontation entre des guérillas et des cartels qui se disputent le contrôle des routes du narcotrafic dans ce pays, le premier producteur mondial de cocaïne.

Le 1ᵉʳ septembre, l'explosion d'une voiture piégée avait fait un mort et onze blessés. Trois semaines plus tard, trois soldats avaient été tués et quatre autres blessés après avoir marché sur des engins explosifs posés par une guérilla dissidente des ex-Farc.

AFP