Le ministre des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a affirmé dimanche que le gouvernement libanais ne reviendrait pas sur ses décisions relatives au monopole des armes par l’État. Il a toutefois reconnu que leur application n’avait pas encore été achevée en raison de l’opposition des groupes armés concernés.
S’exprimant devant des membres de la diaspora libanaise à Bahreïn, M. Raggi a souligné que le Liban avait besoin de stabilité pour attirer les investissements et relancer son économie. Il a qualifié les décisions prises par le gouvernement de «courageuses», assurant que celui-ci demeurait déterminé à les mettre en œuvre.
Le chef de la diplomatie a par ailleurs renouvelé sa condamnation des attaques visant les pays du Golfe. Il a salué le rôle des expatriés libanais dans le soutien à l’économie nationale, notamment par les transferts d’argent à leurs proches.
La rencontre s’est déroulée au siège de l’ambassade du Liban à Manama, à l’invitation de l’ambassadeur Hadi Hachem. Celui-ci a salué l’engagement du ministre en faveur de la liberté, de la souveraineté et de la stabilité du pays.
M. Raggi a appelé les membres de la diaspora à continuer de soutenir l’ambassade, qu’il a présentée comme une institution désormais pleinement au service de l’État libanais. Les participants lui ont, de leur côté, exprimé leur appui et demandé de maintenir ses positions.
Auparavant, en marge de la 22ᵉ édition du Dialogue de Manama, Youssef Raggi avait rencontré le conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, Anouar Gargach. Les deux responsables ont examiné la situation au Liban et dans la région, ainsi que les défis posés par l’évolution rapide du contexte régional.