Les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi, poussés par les craintes d'escalade au Moyen-Orient, le marché redoutant en particulier de nouvelles frappes américaines en Iran après les élections de mi-mandat aux États-Unis.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a gagné 1,26 % à 115,32 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a progressé de 2,88 % à 102,78 dollars.

«Le signal envoyé est que de nouvelles tensions sont à prévoir à très court terme» au Moyen-Orient, «ce qui fait de nouveau grimper la prime de risque liée à l'approvisionnement», résume pour l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon le Wall Street Journal, qui cite des «personnes informées de ces conversations», les États-Unis ont demandé à plusieurs pays du Golfe de se préparer à une campagne courte et intense après les élections américaines (dites «midterms») prévues le 3 novembre.

«On fera peut-être un autre petit Epic Fury», avait déclaré le président américain Donald Trump la semaine dernière à l'occasion d'un meeting de campagne pour le camp républicain, en référence au nom de l'offensive militaire des États-Unis en Iran qui avait débuté le 28 février.

Une guerre de grande ampleur impliquerait «des attaques de représailles iraniennes contre les infrastructures énergétiques» et doperait les cours de l'or noir, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste à Global Risk Management.

Les opérateurs ont aussi le regard rivé sur les résultats des élections législatives en Israël, qui ont eu lieu la veille.

Après le dépouillement de 85% des bulletins, le camp de Benjamin Netanyahou arrive en tête, mais sans majorité qui se dessine, laissant planer l'incertitude sur le prochain gouvernement.

Un Benjamin Netanyahou reconduit «nous maintiendrait dans la même dynamique de confrontation avec l'Iran», estime M. Kilduff.

En parallèle, le gaz européen est également en hausse mercredi.

Sa référence sur les marchés, le contrat à terme du TTF néerlandais, a dépassé les 100 euros le mégawattheure mercredi pour la première fois depuis quatre ans, dopé par la guerre au Moyen-Orient et par des stocks plus bas que l'an dernier à l'approche de l'hiver.

Il n'avait pas dépassé ce niveau depuis la crise énergétique de 2022 provoquée par l'invasion russe de l'Ukraine.

AFP