L'annulation de plus de 2.000 vols en deux jours et les nombreux retards de la semaine dernière dans les principaux aéroports britanniques ont été provoqués par un «défaut logiciel», a révélé vendredi le service de contrôle du trafic aérien du Royaume-Uni (NATS).

Plus de 330.000 passagers ont été affectés pendant ces deux jours de perturbations:155.000 ont vu leurs vols annulés, tandis qu'environ 180.000 ont subi des retards, selon l'organisation professionnelle Airlines UK.

«Il s'agissait d'un problème logiciel dans une partie spécifique de notre système de données de vol, que nous avons retracé jusqu'à une petite sous-section du code», a indiqué Martin Rolfe, directeur général du NATS, dans un communiqué.

«Le problème a été identifié et des mesures d'atténuation sont en place, le temps qu'une solution permanente sûre soit testée puis déployée», a-t-il ajouté.

Dans le rapport publié par le NATS, M. Rolfe confirme que le problème logiciel «n'a pas été causé par des actions incorrectes de la part d'opérateurs militaires ou civils».

La majorité des vols annulés concernaient des liaisons au départ ou à destination de l'aéroport de Londres-Heathrow, l'un des plus fréquentés d'Europe, selon la société d'analyses aéronautiques Cirium.

Les aéroports de Gatwick, Liverpool, Birmingham et Édimbourg ont également été touchés, et celui de Dublin a indiqué avoir annulé des dizaines de vols.

Un autre incident technique survenu en juillet 2025 avait déjà entraîné l'annulation de nombreux vols à destination et en provenance du Royaume-Uni, suscitant la colère des dirigeants de compagnies aériennes.

Et en 2023, le Royaume-Uni avait connu sa pire panne des systèmes aériens depuis des années, avec plus de 700.000 passagers affectés par le retard ou l'annulation de leurs vols.

M. Rolfe a indiqué vendredi que le dernier incident n'était pas lié à ceux de 2023 et 2025.

La ministre des Transports, Heidi Alexander, a ordonné la semaine dernière une enquête indépendante pour déterminer la cause de l'incident et s'assurer que les systèmes «permettent aux passagers d'arriver là où ils doivent aller».

Les conclusions de cette enquête devront être rendues dans un délai de six mois.

AFP