Les États-Unis ont décidé d'autoriser la délégation iranienne, dont le président Massoud Pezeshkian, à participer à l'Assemblée générale de l'ONU la semaine prochaine à New York, malgré le conflit en cours, a-t-on appris jeudi auprès du département dÉtat.

«Conformément à nos obligations en tant que pays hôte, la délégation principale du régime iranien pourra participer à la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations unies», a indiqué un porte-parole du département d'État.

Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP que la mesure s'appliquait bien au président iranien.

Cette décision, attendue malgré les circonstances, contraste avec le refus des États-Unis d'accorder un visa au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a dénoncé jeudi une «mesure injustifiée».

L'année dernière déjà, les États-Unis avaient accordé un visa au président iranien et sa délégation, assorti de restrictions notamment en ce qui concerne leurs déplacements.

«La délégation sera soumise à des restrictions de déplacement et ne pourra pas acheter de produits de luxe ni d'autres articles, conformément à notre politique», a souligné jeudi le département d'État selon qui la délégation est «moins nombreuse que l'année dernière».

Il y a quelques jours, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Mohammad Eslami, s'était vu refuser un visa pour participer à  une réunion internationale à Vienne, sous la pression des États-Unis.

Les Etats-Unis et l'Iran sont en conflit depuis les frappes israélo-américaines du 28 février dernier, entrecoupé certes de périodes d'accalmie. Cela a entravé le libre passage des navires dans le détroit d'Ormuz.

Depuis lors, le conflit au Moyen-Orient s'est étendu en Arabie saoudite, des affrontements meurtriers ayant fait cinq morts jeudi entre les Houthis du Yémen et l'Arabie saoudite, quelques jours après l'offensive éclair des combattants pro-iraniens sur la mer Rouge.

AFP