Le Liban a débloqué son compteur aux Jeux méditerranéens de Taranto de la plus éclatante des manières. Samer Sarkis a décroché dimanche la médaille d’or du skeet masculin, au terme d’une finale maîtrisée face à plusieurs tireurs de premier plan.
Sur les pas de tir du TAV Torricella, le Libanais a fait parler sa régularité, son sang-froid et sa précision. Auteur de 32 plateaux touchés sur 36 en finale, il a devancé d’une seule unité le Turc Muhammet Seyhun Kaya, médaillé d’argent avec 31/36. Le Chypriote Nicolas Vasiliou a complété le podium avec 28/32.
Sarkis avait posé les bases de son sacre dès la première journée. Après une série inaugurale parfaite de 25/25, il avait bouclé les 75 premiers plateaux avec un total de 72 touches, partageant provisoirement la tête avec Vasiliou. Il a ensuite achevé les qualifications avec un solide 117/125 pour s’ouvrir les portes de la finale.
Dans le dernier acte, le tireur libanais n’a pas tremblé. Au coude-à-coude avec Kaya, il a conservé la précision nécessaire jusqu’aux ultimes plateaux pour s’adjuger le titre avec la plus petite des marges. Sa performance prend davantage de relief encore au regard du plateau réuni à Taranto: le champion olympique italien Gabriele Rossetti, pourtant auteur de l’un des meilleurs scores des qualifications, a dû se contenter de la quatrième place.
Âgé de 42 ans, gaucher et avocat de profession, Samer Sarkis pratique le tir depuis 2011 et évolue sur le circuit international depuis 2012. Cinquième des Championnats d’Asie en 2024, il signe à Taranto l’une des performances les plus marquantes de sa carrière et offre au Liban sa première médaille de ces Jeux.
Lynn El Hajj au rendez-vous
La veille, Lynn El Hajj avait signé la meilleure performance libanaise de la journée inaugurale. L’olympienne a réalisé 1’08’’56 en séries du 100 m brasse, égalant son record national, avant de se qualifier pour la finale après un chrono de 1’09’’61 en demi-finales. Elle a finalement pris la huitième place en 1’09’’85 dans une course remportée par l’Italienne Benedetta Pilato.
Les six autres nageurs libanais engagés n’ont pas franchi le cap des séries. Sur 50 m papillon, Loricia Awad a nagé en 28’’78, Rayan Arkadan en 26’’14 et Farid Zeidan en 24’’96. Sur 100 m brasse, Tia Obeid a signé 1’12’’88 et Youssef Abboud 1’05’’87, tandis que Munzer Kabbara a bouclé le 400 m nage libre en 4’56’’.
Des débuts difficiles dans les sports de combat
Le bilan s’est révélé plus délicat dans les sports de combat. En taekwondo, Laetitia Aoun (-57 kg), Sarah Saliba (-49 kg), Peter Zarifeh (-68 kg) et Mark Zarifeh (-58 kg) ont tous été éliminés sur le score de 2-0 dès leur entrée en lice. En lutte, Mohammad Hussein Awarake s’est incliné 8-0 face au Français Johnny Bur.
La délégation libanaise avait auparavant défilé lors de la cérémonie d’ouverture derrière ses porte-drapeaux Laetitia Aoun et Munzer Kabbara. Après une première journée sans podium malgré la finale de Lynn El Hajj, elle n’aura attendu que vingt-quatre heures pour célébrer son premier titre. À Taranto, le Liban n’a pas simplement ouvert son compteur: grâce à Samer Sarkis, il l’a fait directement sur la plus haute marche.




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