Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, toujours poussés par le blocage du détroit d'Ormuz et par la poursuite des tensions diplomatiques entre Washington et Téhéran.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a gagné 0,65% à 94,39 dollars par rapport à la veille en clôture. Sur la semaine, il a progressé d'environ 6,63%.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, s'est octroyé vendredi 0,26% à 87,06 dollars.
«Les événements autour du détroit d'Ormuz restent au centre de l'attention des marchés de l'énergie», car «la situation est dans une impasse», commente dans une note Barbara Lambrecht, analyste pour Commerzbank.
Téhéran continue de verrouiller cette voie maritime stratégique pour le commerce d'hydrocarbures, tandis que les États-Unis maintiennent leur blocus naval contre l'Iran.
En parallèle, le président américain Donald Trump a annoncé mercredi lancer contre Téhéran «l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise», exigeant que cessent «contrebande de pétrole, échange de devises (et) transferts de liquidités».
«Tout pays qui maintiendrait un lien avec Téhéran précipiterait sa propre économie vers les oubliettes», a menacé jeudi sur X le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
Les États-Unis doivent préciser lundi le dispositif envisagé. Les analystes craignent notamment de nouvelles sanctions sur les achats de pétrole iranien, qui viendraient pousser davantage les cours du brut.
Les opérateurs gardent, dans le même temps, un œil attentif sur l'état des réserves mondiales de brut et de produits dérivés.
Aux États-Unis, «les stocks d'essence sont 5% en dessous de la normale pour cette période de l'année», remarque Barbara Lambrecht.
Le cours du gaz européen continue aussi de grimper. Le contrat à terme du TTF néerlandais prenait 1,59% à 66,34 euros le mégawattheure vers 19H00 GMT.
La situation des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Golfe est encore moins favorable que celle du pétrole.
«Il devient de plus en plus probable que le gouvernement allemand instaurera des dispositifs de soutien pour accélérer les injections de gaz», alors que le pays risque de ne pas atteindre ses objectifs de stockage avant l'hiver, affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
Cela pourrait pousser les prix encore plus haut, car cela veut dire qu'il «y aura un acheteur prêt à acheter du gaz quel que soit le prix», précise l'analyste.
AFP



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