Les Émirats arabes unis ont condamné vendredi une attaque contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Adnoc qui franchissaient le détroit d'Ormuz, accusant les Gardiens de la Révolution iraniens d'«acte de piraterie».
L'attaque a eu lieu jeudi soir, selon l'agence de presse WAM, citant Adnoc qui n'a fait état ni de victimes ni de dégâts.
«Les Émirats arabes unis ont fermement condamné et dénoncé l'attaque hostile iranienne qui a visé deux navires affiliés à Adnoc alors qu'ils traversaient le détroit d'Ormuz», a indiqué le ministère émirati des Affaires étrangères dans un communiqué.
«Cibler la navigation commerciale et utiliser le détroit d'Ormuz comme outil de coercition ou de chantage économique représentent des actes de piraterie commis par le corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran», a-t-il écrit.
Le détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe - dont les Émirats sont riverains - à l'océan Indien, est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, tandis que les États-Unis ont soumis les ports iraniens à un blocus.
Abou Dhabi a par ailleurs demandé à l'Iran de «rouvrir complètement et sans condition le détroit d'Ormuz», par où transitait un cinquième du pétrole mondial avant le début du conflit, «afin de préserver la sécurité régionale et de maintenir la stabilité de l'économie et du commerce mondiaux».
L'agence maritime britannique UKMTO a fait état vendredi d'une attaque de drone la veille contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz, qui n'a fait aucune victime et n'a causé que des dégâts mineurs. Il n'était pas clair dans l'immédiat s'il s'agissait du même incident que celui rapporté par les Émirats.
Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les États-Unis et certains pays de la région.
Adnoc avait déjà fait état la semaine dernière d'attaques contre ses pétroliers dans le détroit.
Les attaques répétées dans le détroit ont contribué à faire voler en éclats un cessez-le-feu conclu en avril, tandis que les médiateurs appellent les deux camps à revenir aux termes du protocole d'accord signé en juin.
La semaine dernière, le chef de la sécurité iranienne, Mohammad Bagher Zolghadr, avait énuméré une longue liste de conditions pour la réouverture du détroit, notamment la fin de la «guerre et de l'agression contre l'Iran et ses alliés au Liban, en Palestine, au Yémen et en Irak».
Il avait également réclamé la levée du blocus naval américain, selon des déclarations rapportées par l'agence de presse Tasnim.
AFP



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