Les États-Unis ont annoncé mercredi de nouvelles sanctions visant des entités iraniennes liées aux Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, accusées d'imposer des «assurances» aux navires transitant par le détroit d'Ormuz.
L'annonce de ces sanctions survient alors que le président américain Donald Trump a averti que les États-Unis allaient frapper «fort» l'Iran après des tirs iraniens contre des bases américaines en Jordanie, relançant, après quelques jours d'accalmie, le conflit qui s'étend au Moyen-Orient.
«Ces entités créent artificiellement des risques — notamment la menace de saisies de navires — puis facturent aux navires commerciaux une couverture contre les dangers générés par le régime lui-même, générant ainsi des revenus» à l'Iran, ont dénoncé le département d'État et du Trésor dans des communiqués séparés.
Les sanctions visent la Persian Gulf Marine Insurance Company et la HormuzSafe Marine Services Authority qui, selon Washington, sont liées aux Gardiens de la Révolution.
Les États-Unis ont, par ailleurs, sanctionné huit entreprises exploitant des navires ayant transporté, en violation des sanctions américaines, du pétrole brut et des produits pétrochimiques iraniens vers la Chine et les Émirats arabes unis. Ces navires font partie «de la flotte fantôme iranienne, sur laquelle le régime s'appuie pour contourner les sanctions», affirment les mêmes sources.
«Avec une économie en chute libre et une inflation à trois chiffres, le régime a désespérément besoin de liquidités», a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, cité dans le communiqué.
Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.
Les États-Unis ont eux mis en œuvre un blocus des ports iraniens.
Environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde transitait par cette voie avant la guerre.
AFP



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