Les États-Unis ont confirmé, lundi, la tenue d'un nouveau cycle de pourparlers entre Israël et le Liban à Rome, du 4 au 6 août, dans le cadre des discussions menées sous médiation américaine pour la mise en œuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre les deux pays.
Selon un responsable du département d'État américain, cité sous couvert d'anonymat, «les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre». Les discussions porteront notamment sur l'extension du processus des «zones pilotes», le règlement de l'ensemble des différends frontaliers encore en suspens, ainsi que sur l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.
Le responsable américain a également fait état d'un «élan significatif» dans les discussions entre Israël et le Liban, qu'il attribue au lancement réussi de la première «zone pilote» dans le sud du Liban ainsi qu'à la rencontre entre le président de la République, Joseph Aoun, et le président américain Donald Trump, la semaine dernière.
Selon des informations publiées par Axios, les discussions de Rome devraient également porter sur une éventuelle extension du redéploiement de l'armée israélienne dans le sud du Liban, parallèlement à l'élargissement des zones placées sous le contrôle exclusif de l'armée libanaise.
Le responsable américain a qualifié la première «zone pilote», actuellement en cours de mise en œuvre, d'«occasion de réaliser de véritables progrès sur le terrain», en permettant «le rétablissement de l'autorité de l'État libanais grâce au désarmement vérifiable des organisations terroristes», tout en créant «la confiance nécessaire pour les prochaines étapes».
«L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner leur mise en œuvre afin que le processus puisse être étendu progressivement», a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs affirmé que l'accord-cadre trilatéral constitue «la seule voie vers une paix durable entre Israël et le Liban», estimant que sa mise en œuvre intégrale est «dans l'intérêt évident des deux pays». «L'administration Trump est pleinement engagée en faveur de son succès», a-t-il assuré.
Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban, estimant qu'elles entravent son déploiement conformément à l'accord conclu en juin à Washington.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers à Rome.
L'accord conclu en juin prévoit le déploiement progressif de l'armée libanaise dans des «zones pilotes» évacuées par Israël, qui occupe toujours plusieurs secteurs du sud du Liban, en parallèle d'un processus de désarmement du Hezbollah.
Malgré l'accalmie des combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes ponctuelles dans le sud du Liban.
Avec AFP



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