L'Office national du Litani a appelé le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) à accélérer la mise en service et l'exploitation des stations d'épuration de Marj et de Temnine el-Tahta, ainsi que des réseaux d'assainissement qui y sont raccordés, afin de freiner la pollution persistante du fleuve.
Dans un communiqué publié vendredi, l'Office souligne que la mise en service de ces deux stations permettrait de traiter près de 22 millions de mètres cubes d'eaux usées par an, soit près de la moitié des 46 millions de mètres cubes d'eaux usées actuellement rejetées sans traitement dans le bassin supérieur du Litani.
Il appelle ainsi le CDR à lui communiquer un calendrier actualisé pour la réalisation de ce projet.
L'Office précise que cette demande fait suite à une récente inspection menée dans la région d'Anjar. Les équipes techniques ont constaté que des eaux usées non traitées continuaient d'être déversées directement dans la rivière Ghzayel, puis dans le Litani, par l'intermédiaire d'une canalisation ne faisant l'objet d'aucun traitement préalable.
Selon le texte, cette situation continue de dégrader l'environnement et l'écosystème du bassin supérieur du Litani, tout en compromettant les efforts visant à restaurer la qualité de l'eau et à réduire les sources de pollution.
L’Office rappelle que ce dossier fait l'objet d'un suivi depuis plusieurs années à travers des procédures administratives et judiciaires, des rapports techniques et des démarches auprès des autorités compétentes. Estimant que ces retards constituent un risque environnemental et sanitaire majeur pour les ressources en eau, l'agriculture et la santé publique, l'Office affirme qu'il poursuivra ses opérations de surveillance et les procédures judiciaires contre les sources de pollution.



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