Les incendies qui font rage simultanément dans la région de Madrid, à moins de 100 km du centre de la capitale espagnole, n'étaient «toujours pas maîtrisés ni contenus» vendredi matin, alors que les conditions météorologiques compliquent la tâche des secours, ont annoncé les autorités locales.
Leur progression a toutefois été «limitée» au cours de la nuit, ont-elles précisé.
«Les conditions météorologiques, principalement le vent, compliqueront les opérations d'extinction ce vendredi», a indiqué sur X la région de Madrid.
Jeudi soir, le gouvernement espagnol a décrété «l'état d'urgence d'intérêt national» dans la région de Madrid et dans la province d'Ávila, près de la capitale, un dispositif qui permet à l'État de mobiliser davantage de ressources pour éteindre les feux.
Cette mesure vise à mobiliser et à centraliser plus rapidement les moyens de lutte contre les incendies, qui ont entraîné l'évacuation de 10.000 personnes dans la région de Madrid, et confie à l'Unité militaire d'urgence (UME) la gestion de la crise.
Plusieurs communes restent confinées et plus de 270 pompiers et militaires sont mobilisés, selon les autorités.
Ces derniers jours, de nombreux incendies se sont déclarés en Espagne, favorisés par la vague de chaleur qui sévit dans le pays. Ils progressent très rapidement, surtout dans les zones arides, où la broussaille constitue un combustible idéal.
L'incendie le plus important se trouve de l'autre côté de Madrid, dans la province de Guadalajara, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale, et a ravagé 32.000 hectares en une semaine.
Au total, près de 130.000 hectares ont déjà brûlé depuis le 1er janvier en Espagne, selon le Système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS).
En 2025, plus de 393.000 hectares avaient été dévorés par les flammes en Espagne, selon l'EFFIS, soit le pire bilan de l'histoire récente du pays.
AFP



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