Le Liban, ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, a subi des dégâts estimés à plus d'un milliard de dollars, avec 11.000 bâtiments détruits dans le sud, selon une étude.
D’après une «évaluation rapide» basée sur la comparaison d'images satellite de fin avril et d'octobre 2025, la facture s'élève à 1,38 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros), écrivent le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), lié au gouvernement libanais.
«Au total, 11.095 bâtiments ont été entièrement détruits, ce qui a eu un impact sur 17.891 logements, tandis que 2.242 bâtiments ont été partiellement endommagés», selon le communiqué.
Ces éléments ne prennent donc pas en compte les dernières semaines du conflit qui a fait 4.100 morts selon les autorités libanaises et plus d'un million de déplacés.
Le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars par le Hezbollah, en ouvrant le feu contre Israël en soutien à Téhéran visé par une offensive israélo-américaine.
Depuis, l'armée israélienne mène une offensive principalement dans le sud du pays et occupe ce qu'elle présente comme une zone de sécurité destinée à protéger les habitants du nord d'Israël. Elle y mène d'importantes opérations de démolition.
Un cessez-le-feu avait été annoncé vendredi, après un précédent qui n'avait pas été respecté. Les combats ont cessé depuis samedi soir.
Des habitants ont commencé à retourner chez eux pour constater les éventuels dégâts sur leurs maisons ou leurs commerces. L'armée libanaise a toutefois exhorté la population des localités frontalières à attendre encore avant de rentrer.
Dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire.
AFP



Commentaires