Déclaration de Me Wissam Al-Ghawi, avocat de l’ancien gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé
L'ancien gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé. ©JOSEPH EID / AFP

Nous regrettons le début de fuites médiatiques déformées concernant l’enquête, à la suite de la séance d’interrogatoire qui s’est tenue le 17 juin 2026. Ces fuites ne peuvent provenir que de l’une des personnes présentes lors de cette séance.

Contrairement à ce qui a été rapporté, l’enquête a établi que les montants évoqués — d’un total de 266 millions de dollars américains — sont inexacts et ne constituent en aucun cas des commissions. Il s’agissait de prêts accordés par la Banque du Liban, dans le cadre de son rôle, afin de préserver la stabilité monétaire et financière dans le contexte de la crise financière mondiale de 2010.

À la suite de ces prêts, et après leur remboursement intégral, la Banque du Liban a réalisé des bénéfices à hauteur de 33 millions de dollars américains grâce à cette opération, qui constitue aujourd’hui le fondement de la plainte déposée par la Banque centrale à l’encontre de son ancien gouverneur. Il n’est pas nécessaire d’entrer dans davantage de détails afin de préserver la confidentialité de l’enquête.

Par ailleurs, l’état de santé de M. Riad Salamé a été confirmé par plusieurs médecins spécialistes et médecins légistes, dont un médecin désigné par la Banque du Liban elle-même à la demande de la justice.

Ces fuites, si elles avaient été exactes, auraient pu constituer une violation du secret de l’instruction. Or, étant donné qu’elles sont fausses, elles ne représentent qu’une tentative de faire pression sur la justice et d’influencer le cours de l’enquête, tout en tentant de masquer l’absence de tout fondement factuel ou juridique à la plainte déposée par la Banque centrale contre son ancien gouverneur.

Cette plainte porte sur une décision prise par le conseil central de la Banque du Liban en 2010 — et non par son gouverneur à titre personnel — une décision qui a bénéficié à la Banque centrale plutôt que de lui causer un quelconque préjudice.

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