«Tout le Liban doit brûler», dit Ben Gvir après la mort de quatre soldats israéliens
«Tout le Liban doit brûler», a déclaré vendredi le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahou, après l'annonce de la mort de quatre soldats israéliens. ©Ohad Zwigenberg/AFP

«Tout le Liban doit brûler», a déclaré vendredi le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahou, après la perte de quatre soldats israéliens dans le sud du pays du Cèdre.

«Avec tout le respect dû aux Américains, Israël doit signifier clairement au monde entier que le sang de nos fils et la sécurité de nos citoyens ne sont pas à brader. Tout le Liban doit brûler», a-t-il dit dans un communiqué.

L'armée israélienne a annoncé en début de matinée la mort de quatre de ses soldats, tués dans un accrochage dans le sud du Liban, ses premières pertes depuis la signature de l'accord entre Washington et Téhéran censé mener à la fin de la guerre au Proche et au Moyen-Orient, sur tous les fronts, y compris au Liban où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

«Pour chaque larme versée par une mère israélienne, mille mères libanaises doivent pleurer», a renchéri M. Ben Gvir.

«Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue», a-t-il ajouté: «Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme».

«Il faut faire parler le feu [...] Ouvrir les portes de l'enfer», a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite, Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

L'accord entre les États-Unis et l'Iran est largement perçu en Israël comme une menace pour l'État juif et un échec de M. Netanyahou à imposer au président américain Donald Trump la prise en compte des impératifs de sécurité israéliens.

Accentuant la pression sur M. Netanyahou, dont la majorité ne tient plus qu'à un fil à l'approche d'élections devant avoir lieu au plus tard fin octobre, Avigdor Lieberman, chef d'un parti nationaliste dans l'opposition, a appelé à exiger «un lourd tribut [...] dont l'autre camp ne se remettra jamais».

Si après la mort de ces quatre soldats la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, «tient toujours debout, c'est un échec direct du Premier ministre et du ministre de la Défense», a-t-il écrit sur X.

Selon un sondage publié vendredi par le quotidien Maariv, 63% des Israéliens sont «inquiets» pour «l'avenir de l'État d'Iraël» après l'accord entre les États-Unis et l'Iran.

AFP

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