Le Rassemblement des villages chrétiens frontaliers du Liban-Sud a lancé un appel pressant au gouvernement libanais pour qu’il assume ses responsabilités face à la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région. Il regroupe notamment les localités d’Alma el-Chaab, Qawzah, Rmeich, Ain Ebl, Deir Mimas, Qlayaa, Ebl el-Saqi et Kawkaba.
Dans un communiqué publié mardi, le Rassemblement a appelé le gouvernement à ouvrir sans délai des corridors humanitaires et sanitaires sécurisés afin de permettre l’acheminement de l’aide, des équipes médicales et des secours vers les localités touchées. Le communiqué réclame également la réhabilitation des centres de santé et des dispensaires frontaliers ainsi qu’un soutien accru aux hôpitaux accueillant les habitants de ces régions.
Le texte dénonce les bombardements répétés qui frappent les localités de la zone, faisant des victimes civiles, causant d’importants dégâts aux habitations, aux infrastructures et aux biens privés, tout en imposant un climat de peur et d’isolement aux habitants qui ont choisi de rester dans leurs villages.
Le regroupement a souligné que plusieurs axes routiers menant aux villages frontaliers étaient désormais coupés ou particulièrement dangereux, plaçant certaines localités, notamment dans le secteur occidental, dans une situation de quasi-isolement. Il a également mis en garde contre la dégradation des services de santé, provoquée par la fermeture ou la paralysie de plusieurs dispensaires et centres médicaux.
Estimant que les habitants des villages frontaliers sont des citoyens libanais à part entière, le rassemblement a rappelé qu’il incombe à l’État de protéger leur sécurité, leurs biens et leur droit à vivre dignement sur leurs terres.
«Les habitants de nos villages restent attachés à leur terre, à leurs racines et à leur histoire, mais cette résilience ne peut se substituer aux responsabilités de l’État», conclut le texte, dénonçant les conséquences humaines et nationales d’une inaction prolongée.



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