Téhéran condamne les sanctions «illégales» de Washington contre l’ambassadeur d’Iran au Liban
Drapeau iranien ©Pexels

Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné vendredi les sanctions américaines à l’encontre de l’ambassadeur désigné d’Iran au Liban, les qualifiant d’«illégales», selon un communiqué du ministère.

«Le ministère a fermement condamné l’action illégale et injustifiée du département du Trésor américain sanctionnant Mohammad Reza Raouf Sheibani, ambassadeur désigné d’Iran à Beyrouth», indique le communiqué.

Jeudi, les États-Unis ont annoncé placer sur leur liste des personnes et entités sous sanctions Mohammad Reza Raouf Sheibani et huit autres individus, accusés d’être proches ou membres de la direction du Hezbollah et d’«entraver la paix et le désarmement» du mouvement libanais pro-iranien.

La diplomatie iranienne a qualifié cette mesure de «nouvel exemple du comportement irresponsable et du mépris des autorités américaines pour les principes fondamentaux du droit international et la Charte des Nations unies».

Téhéran a également désapprouvé les sanctions américaines visant des membres du Hezbollah au Parlement libanais.

«Ces mesures méprisables visent à saper la souveraineté nationale du Liban et à semer la discorde au sein de la société libanaise. Elles témoignent de la complicité persistante du pouvoir américain avec le régime sioniste (Israël) agressif et occupant», accuse le communiqué.

Ces sanctions interviennent dans un contexte de guerre opposant d’une part l’Iran et ses alliés régionaux, dont le Hezbollah, et d’autre part Israël et les États-Unis.

Le conflit a été déclenché par une offensive américano-israélienne menée contre l’Iran le 28 février, entraînant une riposte de Téhéran, qui a lancé des frappes de missiles et de drones à travers la région.

Le Hezbollah a ensuite rejoint le conflit aux côtés de la République islamique en lançant des attaques contre Israël.

Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril. Sur le front libanais, une trêve a également été conclue, mais des attaques se poursuivent quotidiennement.

AFP

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