Les Émirats appellent l'Irak à empêcher les attaques lancées depuis son territoire
Image fournie par l’Agence de presse des Émirats arabes unis (WAM) le 1er août 2020 montrant une vue générale de la centrale nucléaire de Barakah, dans la région d’Al-Gharbiya à Abou Dhabi, sur la côte du Golfe, à environ 50 kilomètres à l’ouest de Ruwais. ©Stringer / WAM / AFP

Les Émirats arabes unis ont exhorté mercredi Bagdad à empêcher «immédiatement» les attaques lancées depuis son territoire, après qu'une frappe de drone identifiée comme provenant d'Irak a provoqué un incendie dimanche près de la centrale nucléaire de Barakah.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a appelé «l'Irak à prévenir de toute urgence (...) tout acte hostile émanant de son territoire, et à traiter ces menaces rapidement, immédiatement et de manière responsable».

Dimanche, une attaque de drone non revendiquée a provoqué un incendie après avoir touché un générateur électrique près de la centrale nucléaire de Barakah dans l'émirat d'Abou Dhabi, sans faire de victimes ni provoquer de hausse de la radioactivité.

Les autorités ont aussi annoncé l'interception de deux autres drones.

En avril, plusieurs pays du Golfe dont le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis ainsi que la Jordanie, ont exigé dans un communiqué conjoint que Bagdad agisse immédiatement pour mettre fin aux attaques menées depuis son territoire par des groupes armés pro-iraniens.

L'Irak a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient, avec des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël visant des groupes pro-iraniens qui ont en retour revendiqué des attaques contre les intérêts américains dans le pays.

Au cours des combats, des groupes armés pro-iraniens ont affirmé avoir lancé quotidiennement des attaques contre des «bases ennemies» en Irak et dans la région, avant d'annoncer la suspension de leurs opérations après l'annonce d'un cessez-le-feu temporaire en avril.

Dimanche, l'Arabie saoudite avait aussi signalé avoir intercepté des drones provenant d'Irak, Bagdad assurant que ses systèmes de défense n'avaient détecté aucun drone lancé depuis son territoire.

Un responsable de sécurité irakien a déclaré à l'AFP que «les pays arabes n'ont pas fourni d'informations précises, seulement des accusations», exigeant «des preuves et des informations précises» pour «prendre les mesures appropriées».

Selon le porte-parole du gouvernement, le nouveau Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, a ordonné la formation de commissions militaires chargées de contacter les États arabes afin d'obtenir des «informations exactes pour vérification».

Les Émirats ont subi de nombreuses frappes iraniennes pendant la guerre déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

L'Iran a récemment accusé le pays du Golfe de jouer un rôle «actif» aux côtés des États-Unis et d'Israël dans la guerre, ce qu'Abou Dhabi dément.

Washington et Téhéran sont convenus d'une trêve le 8 avril, mais les négociations de paix sont au point mort et des attaques sporadiques se poursuivent.

AFP

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