Lingots et bijoux: le business discret de l'or au Liban
©Ici Beyrouth

L’or brut et la joaillerie comptent parmi les piliers du commerce extérieur libanais. Selon les années, ils se hissent régulièrement parmi les deux ou trois premiers postes d’exportation, tout en constituant également un poste majeur à l’importation, soutenu par une intense activité de transformation et de réexportation.

Le législateur libanais qualifie l’or brut, lingots et barres, d’actif monétaire, à ce titre exonéré de droits de douane. Il bénéficie également d’une exemption de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), en vertu du décret d’application nᵒ 7338 de la loi nᵒ 379 sur la TVA. Cette exonération s’étend par ailleurs à certaines matières premières utilisées dans la fabrication de pièces de joaillerie.

Cet avantage fiscal, auquel les autorités libanaises demeurent attachées, répond à plusieurs objectifs : soutenir une filière joaillière historiquement dynamique, encourager la réexportation après transformation afin de générer des flux de devises, et préserver le rôle de l’or en tant que valeur refuge et instrument d’épargne dans l’économie locale.

Au cours de la dernière décennie, le Liban a importé pour 12,8 milliards de dollars d’or brut et de lingots. Dans le détail, ces importations se sont élevées à 73 millions de dollars en 2021, 114 millions en 2022, 231 millions en 2023, 246 millions en 2024 et 366 millions en 2025, selon les statistiques de la Direction des douanes. Parallèlement, le pays a exporté 217 millions de dollars d’or brut et de lingots, ainsi que 5,62 milliards de dollars de pièces de joaillerie sur la même période.

 

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