Une guerre imposée, une facture colossale : le Liban compte ses pertes
©Ici Beyrouth

Treize jours après le déclenchement d'un conflit dans lequel le Liban a été entraîné malgré lui par le Hezbollah, la milice pro-iranienne, la facture économique s'alourdit à un rythme alarmant. Dans un pays déjà fragilisé, cette escalade, engagée en dehors de toute décision officielle de l'État, plonge l'économie dans une nouvelle zone de turbulence. Les pertes quotidiennes sont estimées à près de 20 millions de dollars, révélant l'ampleur du choc.

Les pertes indirectes, liées au ralentissement de l'activité, à la chute du tourisme et à la paralysie des échanges, atteignent déjà 260 millions de dollars. Parallèlement, les destructions d'habitations, d'entreprises et d'infrastructures portent les pertes directes à près de 450 millions de dollars. Ces estimations, limitées aux treize premiers jours de guerre, sont déjà dépassées : le compteur des pertes continue de grimper.

Au total, plus de 700 millions de dollars de pertes en moins de deux semaines, un bilan qui illustre le prix économique d'une guerre subie par le pays, alors même que ses institutions peinent à en maîtriser les conséquences.

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