Les responsables iraniens ont réagi avec fermeté, dimanche, à l’issue des négociations avec les États-Unis tenues au Pakistan, marquées par l’absence d’accord après des discussions marathon de 21 heures.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé sur X que Téhéran avait abordé les pourparlers « avec la bonne foi et la volonté nécessaires », tout en soulignant une profonde défiance envers Washington. « Nous n’avons aucune confiance dans la partie adverse », a-t-il écrit, évoquant « les expériences des deux guerres précédentes ». Il a ajouté que « la partie adverse n’a finalement pas réussi à gagner la confiance de la délégation iranienne ».
۱/پیش از مذاکرات تأکید کردم که ما حسن نیت و ارادهٔ لازم را داریم ولی به دلیل تجربیات دو جنگ قبلی، اعتمادی به طرف مقابل نداریم.
— محمدباقر قالیباف | MB Ghalibaf (@mb_ghalibaf) April 12, 2026
همکاران من در هیئت ایرانی میناب۱۶۸ ابتکارات رو به جلویی مطرح کردند ولی طرف مقابل در نهایت نتوانست در این دور از مذاکرات اعتماد هیئت ایرانی را جلب کند.
Malgré ce constat, Ghalibaf a laissé entrevoir une possible poursuite des discussions, estimant que « l’Amérique a compris notre logique et nos principes » et qu’il lui revient désormais de « décider si elle peut gagner notre confiance ou non ». Il a également insisté sur la complémentarité entre diplomatie et rapport de force, affirmant que l’Iran considère les négociations comme « une autre méthode de diplomatie de puissance, aux côtés de la lutte militaire ».
Ces déclarations interviennent après les propos du vice-président américain JD Vance, qui a assuré que Washington avait présenté sa « meilleure et dernière offre », accusant l’Iran d’avoir « choisi de ne pas accepter » les conditions américaines.
La réaction iranienne a été relayée par l’ancien chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif, qui a critiqué la posture américaine : « Les États-Unis doivent apprendre : on ne dicte pas ses conditions à l’Iran », tout en estimant qu’il n’était « pas trop tard » pour ajuster leur approche.
Sur le fond, plusieurs responsables iraniens pointent des désaccords majeurs ayant conduit à l’échec des discussions, notamment sur le détroit d’Ormuz, le devenir de l’uranium hautement enrichi et la question des réparations liées aux frappes américano-israéliennes.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a, de son côté, attribué l’impasse au « totalitarisme » des États-Unis lors d’un échange avec son homologue russe Vladimir Poutine. « Si les États-Unis respectent les cadres juridiques internationaux, un accord ne sera pas loin », a-t-il déclaré, selon la télévision d’État IRIB.
Malgré la rhétorique dure, Téhéran ne ferme pas la voie diplomatique. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a indiqué que l’Iran continuerait « à rapprocher les points de vue américains et iraniens », reconnaissant que les discussions se sont tenues « dans un climat de méfiance et de scepticisme » après « 40 jours de guerre ».
Ces négociations constituaient le plus haut niveau de contact direct entre responsables américains et iraniens depuis 1979.



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