Ormuz: l’Iran conserve un levier stratégique clé, selon le WSJ
Une femme tient le drapeau national iranien près d'un panneau d'affichage sur lequel on peut lire « Le détroit d'Ormuz reste fermé », sur la place Enqelab à Téhéran, le 5 avril 2026. ©AFP

Malgré la destruction d’une grande partie de la flotte navale iranienne par les États-Unis, Téhéran conserve des capacités opérationnelles significatives dans le détroit d’Ormuz grâce à la flotte paramilitaire des Gardiens de la révolution, rapporte le Wall Street Journal.

Selon le quotidien américain, plus de 60% des vedettes rapides et embarcations d’attaque des Gardiens de la révolution restent intactes. Conçues pour des opérations asymétriques, ces unités légères permettent à l’Iran de maintenir une pression constante sur le trafic maritime via missiles, mines et harcèlement de navires commerciaux.

Si les frappes américaines ont détruit plus de 150 navires iraniens, elles ont principalement visé la marine conventionnelle. En revanche, les capacités asymétriques des Gardiens de la révolution — plus difficiles à détecter et à neutraliser — restent largement opérationnelles.

Selon plusieurs experts cités par le Wall Street Journal, cette stratégie permet à l’Iran de continuer à menacer la navigation dans le Golfe sans dépendre de sa flotte traditionnelle, rendant tout contrôle total du détroit particulièrement complexe pour Washington.
 

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