Cinéma: Clint Bentley voulait emmener le public «en voyage» avec «Train Dreams»
Clint Bentley assiste à la galerie éphémère «Train Dreams» de Netflix, le 25 février 2026 à Los Angeles, Californie. ©Gonzalo MARROQUIN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP

Clint Bentley signe l’adaptation réussie du roman Train Dreams de Denis Johnson, avec Joel Edgerton et Felicity Jones. Tourné dans l’État de Washington et diffusé sur Netflix, le film explore la vie d’un bûcheron de l’Idaho au début du XXᵉ siècle, entre transformations de l’Ouest américain, amour et deuil. Nominé pour quatre Oscars et récompensé aux Spirit Awards, il illustre la force du cinéma indépendant.

Lorsque le réalisateur et scénariste Clint Bentley a décidé d'adapter Train Dreams au grand écran, il espérait captiver le public avec l'histoire d'un homme ordinaire dans une époque extraordinaire aux États-Unis: le début du XXᵉ siècle.

Aujourd'hui, son pari d'adapter le roman de 2011 de Denis Johnson semble avoir porté ses fruits. Le film mettant en scène les acteurs Joel Edgerton et Felicity Jones est nommé pour quatre Oscars, dont celui du meilleur film.

«Je voulais offrir quelque chose au public avec ce film et l'emmener en voyage. Mais on ne sait jamais comment cela va être reçu», confie à l'AFP le réalisateur de 41 ans, affirmant avoir été «submergé».

Train Dreams suit la vie de Robert Grainier (Joel Edgerton), un bûcheron et cheminot dans l'Idaho, dans le nord-ouest des États-Unis, aux côtés de sa femme Gladys.

Ce film Netflix dépeint les transformations de l'Ouest américain et offre aux spectateurs une réflexion sur l'amour, l'amitié et le deuil.

«C'est formidable, les gens ont tissé un lien avec (le film) et s'identifient», ajoute-t-il. «L'histoire est vraiment belle».

Train Dreams a été filmé dans l'État de Washington et a raflé plusieurs récompenses, notamment aux Spirit Awards, prix du cinéma indépendant.

«Beaucoup de films m'ont aidé dans la vie. Donc c'est incroyable d'avoir fait partie d'un film qui a fait cet effet sur d'autres», explique auprès de l'AFP le directeur de la photographie, Adolpho Veloso.

«J'ai l'impression que c'est la raison pour laquelle je voulais faire des films au départ, car les films sont importants pour moi, car j'aime les films», ajoute le Brésilien de 36 ans.

Lors de la cérémonie à Santa Monica plus tôt dans le mois, le réalisateur a évoqué les défis auxquels il a dû faire face pour faire un film aussi ambitieux avec un budget limité, notamment concernant la construction d'une locomotive d'époque… en contreplaqué.

«Il a fallu beaucoup d'étapes pour que nous y arrivions tous», a affirmé à cette occasion le réalisateur, qui avait déjà été nommé aux Oscars l'an dernier pour Sing Sing.

Selon lui, les Spirit Awards offrent une visibilité singulière aux films à petit budget, d'autant plus dans la course aux Oscars face aux productions de grands studios hollywoodiens.

«Cela leur donne un coup de pouce, d'une belle façon», a-t-il dit à l'AFP.

Par Paula RAMON / AFP

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