Les comités du secteur public – militaires et civils – ont exprimé leur «refus catégorique» de lier l’augmentation salariale à de nouvelles taxes et redevances, citant notamment la hausse de 300 000 livres du prix du bidon d’essence et l’augmentation d’un point de la TVA. Selon eux, ces mesures constituent «une approche fiscale aléatoire» qui frappe directement la consommation et alourdit les charges des citoyens dans un contexte socio-économique difficile.
Dans un communiqué publié jeudi, ils rapportent avoir tenu, le 18 février, une réunion consacrée à l’évaluation des dernières décisions gouvernementales prévoyant l’ajout de six salaires aux rémunérations des fonctionnaires du public. Les participants ont estimé que cette mesure, «malgré son importance», demeure éloignée de la revendication centrale du secteur depuis le début de la crise, à savoir: «le rétablissement complet et régulier des salaires, indemnités et pensions selon des critères d’équité et d’égalité, afin d’assurer un minimum de vie digne aux fonctionnaires, militaires et retraités». La correction des salaires ne devrait pas être associée à de nouvelles taxes mais devrait être intégrée à un plan économique global visant à rééquilibrer les finances publiques et soutenir la croissance, selon le texte.
Le communiqué considère que ces décisions traduisent la poursuite d’une «politique faisant porter aux citoyens le coût de l’effondrement», au lieu de traiter les sources de gaspillage et de corruption, de récupérer les fonds détournés et de lutter contre l’évasion fiscale.
Enfin, les représentants ont décidé de maintenir leurs réunions ouvertes et de rester prêts à entreprendre toutes les actions légales, y compris des mobilisations dans la rue, afin d’obtenir leurs revendications.



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