Rassemblements au centre-ville en hommage à Rafic Hariri
©Ici Beyrouth

Des partisans du Courant du Futur se sont rassemblés dès les premières heures de la matinée de samedi sur la place des Martyrs à Beyrouth pour marquer le 21ᵉ anniversaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Son fils, l’ancien chef du gouvernement Saad Hariri, est arrivé par la suite au centre-ville où il s’est adress à la foule après avoir récité les prières. 

La commémoration s’est déroulée sous d’importantes mesures de sécurité, avec un déploiement renforcé des unités d’élite de la branche des renseignements autour de la mosquée Mohammad el-Amine, au centre-ville. 

Des personnalités politiques et religieuses se sont rendues au mausolée pour participer aux prières.

Représentant le Premier ministre, la ministre des Affaires sociales Hanine el-Sayed s’est rendue au mausolée de l’ancien chef du gouvernement. Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar y a également prié, saluant la mémoire d’un homme «qui a cru au Liban comme patrie de savoir, de reconstruction et d’espoir».

L’ancien Premier ministre Najib Mikati a pour sa part souligné que la commémoration ravive les principes défendus par Rafic Hariri, notamment la construction de l’État, le renforcement des institutions et les relations du Liban avec le monde arabe et la communauté internationale. L’ancien chef du gouvernement Fouad Siniora a aussi participé aux prières.

Une délégation du Parti socialiste progressiste ainsi qu’une autre des Forces libanaises ont également rendu hommage à l’ancien Premier ministre.

Des ambassadeurs, dont celui des Émirats arabes unis, ainsi que les ambassadeurs américain et russe, ont déposé des gerbes au mausolée.

Réactions politiques

Dans les réactions politiques, le député Michel Moawad a affirmé que l’idée de l’État souverain demeure vivante, tandis que Sleiman Frangié a évoqué un homme de dialogue et d’unité nationale. Le député Tony Frangié a salué l’héritage de reconstruction et de modération du dirigeant assassiné, et le député Elias Hankach a estimé que cette date rappelle le combat pour la souveraineté du pays.

Pour sa part, le député Nadim Gemayel a indiqué que «les armes illégales ayant conduit à l’assassinat de Rafic Hariri» devraient être retirées. 

 

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