L'ONU a l'intention de retirer d'ici la mi-2027 la majeure partie des Casques bleus déployés au Liban, dont le mandat expire à la fin de l'année, a indiqué mardi sa porte-parole à l'AFP.
Les Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais ils devront partir à compter du 31 décembre et dans un délai d'un an, conformément à une résolution votée en août dernier sous la pression des États-Unis et d'Israël.
La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) «prévoit de réduire et de retirer tout son personnel militaire d'ici la mi-2027», a déclaré Kandice Ardiel.
Après la fin de son mandat le 31 décembre 2026, «nous commencerons le processus de rapatriement du personnel et des équipements et le transfert de nos positions aux autorités libanaises», a-t-elle ajouté.
La porte-parole a précisé qu'après la cessation des opérations de la Finul, celle-ci aura des missions limitées, notamment «protéger le personnel et les biens de l’ONU» et protéger le départ de ses membres.
Les Casques bleus patrouillent près de la frontière avec Israël et opèrent actuellement en coopération avec l'armée libanaise, qui œuvre à désarmer le Hezbollah, depuis un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien.
Malgré la trêve, Israël poursuit ses attaques contre le Liban et la Finul a rapporté à plusieurs reprises des tirs israéliens sur ses positions.
La porte-parole a encore indiqué que la Finul avait réduit de presque 2.000 le nombre de Casques bleus, et que quelque 200 doivent encore partir en mai. La Finul compte à présent quelque 7.500 Casques bleus de 48 pays.
Cette réduction est «le résultat direct» de la crise financière de l'ONU et n'est pas liée à la fin du mandat de la force, a expliqué Mme Ardiel.
Les autorités libanaises réclament une présence continue de troupes internationales après le retrait de la Finul, même en nombre limité, et ont appelé les pays européens membres de la Finul à rester dans le pays.
L'Italie a indiqué qu'elle maintiendrait une présence militaire après le départ de la Finul.
Le Liban aura besoin «d'une présence internationale, de préférence onusienne», avait déclaré le Premier ministre Nawaf Salam fin janvier.
En visite à Beyrouth, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot avait affirmé la semaine dernière que l'armée libanaise devrait se substituer à la Finul après son retrait.
AFP



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