À Fujairah, aux Émirats arabes unis, le taekwondo du Liban a débarqué avec des ambitions… et il est reparti avec du métal. Bilan annoncé : six médailles à la 6e Coupe arabe (2 or, 4 bronze) et cinq médailles à la 13e Fujairah International (2 or, 3 bronze). Deux compétitions, deux atmosphères, une même conclusion : la délégation libanaise a su transformer la pression en points.
La Coupe arabe, c’est le bras de fer régional : des tableaux denses, des styles qui s’entrechoquent, des combats où la moindre hésitation coûte un tour. La Fujairah International, elle, ressemble davantage à une grande foire d’empoigne internationale : enchaînement des tours, récupération express, gestion de la fatigue et du stress… le genre de rendez-vous qui forge une équipe autant qu’il la révèle.
Cadets (12–14 ans) : la relève libanaise fait la loi
C’est chez les 12–14 ans que le Liban a le plus claqué la porte. Deux titres ont donné le tempo : Chris Khoury (–53 kg) en or et Sophie Touma (–55 kg) en or. Derrière, le bronze n’a rien d’un lot de consolation : c’est une preuve de profondeur de banc, surtout dans une catégorie où tout se joue sur le timing et l’explosivité. Ralph Charabati (–41 kg), Nabil Chentiri (–37 kg) et Jane Aboud (–37 kg) ont ajouté trois bronzes qui comptent : ceux qui montrent qu’un groupe existe, pas seulement deux têtes d’affiche.
Seniors : un bronze qui pèse
Chez les hommes, Raphael Kodsi (–63 kg) a complété le tableau avec une médaille de bronze. Dans ce genre de compétition, un podium senior n’est jamais “un bonus” : c’est le signe qu’au-delà de la relève, la filière tient aussi dans la catégorie où la puissance, l’expérience et la gestion des rounds font la différence.
Une moisson, et une leçon
Des médailles, oui. Mais surtout une information : quand le Liban aligne des jeunes capables de gagner l’or et d’empiler les podiums, le chantier suivant devient évident — la continuité. Le président de la fédération, Habib Zarifeh, n’a pas manqué de saluer à cet égard le travail de l’encadrement.
En taekwondo, on ne vit pas sur une semaine “réussie” : on capitalise, on structure, on remet l’ouvrage sur le tatami. Fujairah a offert une vitrine. À l’encadrement maintenant de transformer l’élan en trajectoire.




Commentaires