Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Égypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l’AFP une source à la frontière.
«Cinq blessés et sept accompagnateurs» ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Égypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.
Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l’AFP que trois ambulances ont transporté des patients palestiniens, qui «ont été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés».
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d’urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d’État proche des renseignements égyptiens.
Quelque «20.000 patients, dont 4.500 enfants» ont «un besoin urgent de soins», selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.
Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n’a pas été communiqué officiellement.
Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d’Égypte vers le territoire palestinien, ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l’AFP.
Fermé depuis mai 2024 par l’armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d’importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l’entrée d’aide humanitaire internationale.
Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l’armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d’un tunnel dans la zone qu’elle contrôle à Rafah.
La réouverture de Rafah constitue une «fenêtre d’espoir» pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l’autorité du «Conseil de paix» présidé par Donald Trump.
La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l’entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.
AFP



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