Le gouvernement américain a annoncé vendredi avoir approuvé plusieurs importantes ventes d'armes à Israël et l'Arabie saoudite, deux de ses plus proches alliés au Moyen-Orient, alors que Donald Trump souffle le chaud et le froid quant à une éventuelle intervention militaire américaine en Iran.
Washington a, d'une part, validé la vente à Riyad pour un total de 9 milliards de dollars de 730 missiles de défense antiaérienne Patriot.
Cette vente, notifiée au Congrès, «soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en renforçant la sécurité d’un important allié, non membre de l'OTAN, force de stabilité politique et de progrès économique dans la région du Golfe», affirme le Département d'État américain dans un communiqué.
D'autre part, les États-Unis ont approuvé quatre transactions d'armement à destination d'Israël pour un total de 6,7 milliards de dollars, plus de trois mois après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu adopté sous pression de Washington.
Cela inclut la vente de 30 hélicoptères d'attaque Apache pour un montant de 3,8 milliards de dollars, ainsi que la livraison de plus de 3.000 véhicules militaires légers.
«Les États-Unis sont attachés à la sécurité d'Israël, et il est essentiel pour les intérêts nationaux américains d'aider Israël à développer et à maintenir une capacité de défense robuste et opérationnelle», relève le département d'État.
L'Américain Boeing, qui construit l'Apache, assure que plus de 1.300 Apaches sont en service à travers le monde, utilisés par 19 pays différents.
Ces transactions avec Israël sont différentes de l'aide militaire livrée chaque année par les États-Unis à titre gracieux à Israël, une aide qui s'est largement poursuivie depuis le début de la guerre à Gaza en 2023.
En Iran, la répression des manifestations du début d'année a provoqué la colère de Washington. Après des menaces en début de semaine, Donald Trump a néanmoins apaisé les tensions vendredi en assurant que l'Iran voulait «conclure un accord» avec les États-Unis.
Téhéran s'est en effet dit prêt à renouer le dialogue sur le nucléaire, tout en excluant de discuter de ses capacités de défense et balistiques.
AFP



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