Grève reconduite au Louvre: le musée fermé lundi pour la 3ᵉ fois depuis mi-décembre
Des touristes se tiennent derrière des barrières bloquant l’accès à la cour principale du Louvre, la Cour Napoléon, avec la pyramide du Louvre, conçue par l’architecte sino-américain Ieoh Ming Pei, alors que le musée est fermé en raison d’une grève, à Paris, le 12 janvier 2026. ©Martin LELIEVRE / AFP

Le musée du Louvre a fermé lundi pour la troisième fois depuis mi-décembre, en raison d’une grève des personnels réclamant de meilleures conditions de travail et l’alignement de leurs salaires sur ceux du ministère de la Culture. Les syndicats dénoncent la dégradation des conditions de travail et une gouvernance rigide, tandis que la direction assure maintenir un «dialogue nourri» et évoque des mesures pour sécuriser le musée. La question des salaires sera discutée jeudi au ministère de la Culture.

Le musée du Louvre est resté fermé lundi pour la troisième fois depuis le début mi-décembre de la mobilisation des personnels pour de meilleures conditions de travail, a appris l'AFP auprès de l'établissement et des syndicats.

«Le musée n'ouvre pas aujourd'hui (lundi)», a indiqué une porte-parole du musée le plus visité au monde. Réunis dans la matinée en assemblée générale, quelque 300 agents avaient auparavant voté pour reconduire la grève lancée le 15 décembre, selon l'intersyndicale (CFDT, CGT, SUD).

Les personnels réclament notamment un alignement de leur rémunération sur celle du ministère de la Culture et des mesures concrètes sur leurs conditions de travail, dont ils dénoncent la dégradation depuis plusieurs mois et notamment depuis le casse du 19 octobre.

Près de 140 recrutements ont été annoncés depuis le début de la mobilisation et une nouvelle réunion est prévue au ministère de la Culture jeudi sur la question des salaires, qui reste un «important point d'achoppement», selon Christian Galani de la CGT. «Notre revendication est claire: à travail égal, salaire égal», précise-t-il à l'AFP.

Les autres syndicats insistent toutefois sur les problèmes du Louvre liés, selon eux, à la gouvernance et sur le mal-être des personnels, qui avaient transmis un «cahier de doléances» à la direction pendant l'été.

«Si on a les rémunérations mais qu'on continue sur ce mode de gouvernance, on n'est pas sortis d'affaires», affirme à l'AFP Valérie Baud, de la CFDT. «On peut avoir des annonces mais on reste face à une direction droite dans ses bottes qui ne reconnaît pas qu'elle peut parfois se tromper», ajoute sa collègue de SUD, Elise Muller.

Contactée pendant le week-end, la direction du Louvre avait fait état d'un «dialogue nourri» avec les personnels et affirmé avoir annoncé des mesures garantissant notamment «une meilleure maîtrise de la fréquentation» du musée et un «renforcement de la lutte» contre les agressions des agents.

Les deux jours de fermeture du musée recensés jusque-là ont généré une perte de recettes «d'au moins un million d'euros», avait également affirmé la direction.

Dimanche, la ministre de la Culture Rachida Dati, qui avait jugé «légitimes» les revendications des grévistes, a annoncé que des «décisions conséquentes» seraient prises «incessamment sous peu» pour le musée du Louvre, sans donner plus de précisions.

Avec AFP

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