Le Louvre restera fermé lundi, victime d’une grève reconduite par ses agents, mobilisés depuis mi-décembre pour de meilleures conditions de travail et contre la hausse du prix d’entrée pour les visiteurs étrangers. Le musée, l’un des plus importants de l’histoire, restera totalement inaccessible aux visiteurs, tandis que les négociations avec la direction et le ministère de la Culture restent au point mort.
Le conflit social s'enlise au Louvre, de nouveau contraint de fermer ses portes lundi après la reconduction de la grève de ses agents, mobilisés depuis mi-décembre pour de meilleures conditions de travail, a appris l'AFP auprès du musée parisien et des syndicats.
Le 15 décembre, au premier jour de cette mobilisation, le musée le plus visité au monde, qui a été victime l'automne dernier d'un spectaculaire cambriolage, avait déjà dû garder ses portes closes après le vote de ses personnels réunis en assemblée générale.
Depuis, ce mouvement, l'un des plus importants dans l'histoire du musée, a contraint à plusieurs reprises le Louvre à n'ouvrir que partiellement ses espaces aux visiteurs, cantonnés au «parcours chefs d'œuvre» incluant la Joconde et la Vénus de Milo.
Après une pause pendant les fêtes, le mouvement avait repris le 5 janvier en même temps que les négociations avec le ministère français de la Culture, en première ligne sur le sujet des rémunérations, un des principaux points de blocage.
Malgré des réunions en fin de semaine dernière, entre 300 et 350 agents ont reconduit lundi la grève faute d'avancées suffisantes également sur le sujet des conditions de travail, qui relève lui de la direction du Louvre, ont affirmé les syndicats.
«Chers visiteurs, en raison d'un mouvement social le musée du Louvre est exceptionnellement fermé ce jour», a fait savoir le musée dans un message publié sur son site internet.
«Il y a un problème de dialogue social et une grande défiance vis-à-vis de la direction», a estimé Valérie Baud, déléguée syndicale CFDT au Louvre. «Il y a clairement un blocage», a renchéri Gary Guillaud, du syndicat CGT.
Les syndicats, qui demandent également l'abandon de la hausse du prix d'entrée à partir de mercredi pour les étrangers extracommunautaires, doivent s'entretenir avec la présidente du Louvre Laurence des Cars en fin de matinée, a-t-on appris de sources concordantes.
Les agents sont notamment mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, en particulier pour la surveillance des salles, et dénoncent la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre, qui n'ont toujours pas été retrouvés.
AFP



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