Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président israélien Isaac Herzog ont rencontré jeudi l'ancien envoyé de l'ONU pour le Moyen-Orient Nickolay Mladenov, pressenti pour le futur Conseil de la paix que les États-Unis veulent instaurer à Gaza, selon plusieurs sources à l'AFP.
Le diplomate bulgare est décrit, notamment dans la presse américaine, comme futur représentant de cet organe transitoire, qui sera théoriquement présidé par le président américain Donald Trump, ce qu'a confirmé le bureau de M. Netanyahou dans un communiqué.
MM. Netanyahou et Mladenov se sont rencontrés jeudi après-midi au bureau du Premier ministre à Jérusalem pour discuter de «l'objectif principal pour la suite, à savoir comment le Hamas devrait être désarmé», a indiqué un haut responsable israélien à l'AFP.
Le bureau du Premier ministre a également publié une vidéo d'une poignée de main entre les deux hommes.
Le bureau du président israélien avait confirmé plus tôt à l'AFP que M. Herzog avait rencontré M. Mladenov.
Le plan de paix de Donald Trump pour la bande de Gaza prévoit que le territoire soit gouverné par un comité palestinien de technocrates, temporaire et apolitique, sous la supervision de ce Conseil de la paix.
Selon le média américain Axios, Donald Trump doit annoncer sa création la semaine prochaine, ainsi que le détail de ses membres.
Il compterait, selon la même source, 15 représentants, issus notamment du Royaume-Uni, d'Allemagne, de France, d'Italie, d'Arabie saoudite, du Qatar, d'Égypte et de Turquie.
Donald Trump avait annoncé que l'ancien dirigeant travailliste britannique Tony Blair ferait partie de cet organe.
M. Mladenov a œuvré dans les Territoires palestiniens ainsi qu'en Irak dans les années 2010 après avoir été ministre des Affaires étrangères en Bulgarie et membre du Parlement européen.
Il dirige actuellement un centre de formation et de réflexion sur les questions diplomatiques basé dans les Émirats arabes unis.
Washington et des médiateurs régionaux souhaitent accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.
Israël et le Hamas s'accusent régulièrement de violer la trêve, et Israël répète que les discussions sur cette deuxième phase ne pourront commencer que lorsque la dernière dépouille d'otage encore retenue à Gaza sera rendue.
AFP
Commentaires