L’or et l’argent profitent lundi, en tant que valeurs refuge, de la remontée du risque géopolitique après l’enlèvement du président du Venezuela Nicolas Maduro samedi lors d’une opération militaire américaine.
«Lorsque les gros titres sont sombres ou inquiétants, le métal jaune a la réputation de servir de réserve de valeur en période d’incertitude», souligne Russ Mould, analyste chez AJ Bell.
En conséquence, note l’analyste, «face à la situation entre les États-Unis et le Venezuela, les investisseurs diversifient leurs placements » en se tournant davantage vers des « actifs considérés comme des valeurs refuges».
Vers 10H35 GMT (11H35 à Paris), le prix d’une once d’or grimpait de 2,40% à 4.436,40 dollars, gagnant une centaine de dollars par rapport à sa clôture de vendredi et évoluant non loin de son record de 4.549,92 dollars enregistré juste après Noël.
Celui d’une once d’argent bondissait pour sa part de 4,77% à 76,2950 dollars, après avoir atteint un sommet historique en fin d’année à 84,0075 dollars.
Également considéré comme un actif plus sûr en temps de crise, le billet vert prenait 0,30% à la monnaie unique européenne, à 1,1683 dollar pour un euro, et restait stable (+0,02%) par rapport à la livre sterling, à 1,3453 dollar.
Cette « démonstration de force majeure de la part des États-Unis (…) consolide leur position de première puissance économique mondiale », et elle « pourrait donner un coup de pouce significatif aux actifs américains », redonnant par exemple de l’élan au dollar, estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
Selon le Dollar index, qui le compare à un panier d’autres grandes devises, le billet vert a en effet reculé de près de 10% l’année dernière.
Mais les opérateurs «suivent principalement l’évolution du prix du pétrole afin d’évaluer les répercussions potentielles» sur le marché financier et celui des changes, et «l’impact initial y est resté relativement modéré», tempère Lee Hardman, de MUFG.
À ce stade, les prix de l’or noir demeurent stables malgré l’annonce de Washington de son intention d’exploiter les ressources pétrolières du Venezuela en rouvrant le pays aux entreprises américaines.
La publication mercredi du rapport d’ADP/Stanford Lab sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux États-Unis en décembre devrait par ailleurs offrir une vision plus précise du marché de l’emploi américain, après deux mois de forte volatilité des indicateurs, due à la paralysie des services gouvernementaux l’an dernier.
Avec AFP



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