
Le procureur général, le juge Jamal Hajjar, a transmis mercredi la plainte déposée par les avocats Élie Shahla, Joseph Zeidan et George Moussally contre les plateformes médiatiques Daraj Media, représentée par son rédacteur en chef, Hazem el-Amine, sa présidente, Alia Ibrahim, et la rédactrice en chef Diana Moukalled, ainsi que Megaphone, représentée par son PDG, Jean Kassir, et son rédacteur en chef, Samer Frangié, au Bureau du procureur général de Beyrouth pour enquête. Il a également demandé au Parquet général de la cour d’appel de Beyrouth de prendre les mesures nécessaires.
La plainte, enregistrée sous le numéro 664/M/2025, a été remise au juge Ziad Abou Haidar, procureur général près la cour d'appel de Beyrouth, pour mettre en œuvre les instructions du juge Hajjar. L'enquête portera sur les accusations formulées et déterminera les actions appropriées à l'encontre des personnes mises en cause.
Les plaignants reprochent à Daraj et à Megaphone, ainsi qu'à leurs responsables, plusieurs infractions, telles que: “porter atteinte à la situation financière de l'État, miner la confiance dans la monnaie nationale, inciter les citoyens à retirer leurs fonds des banques et vendre des obligations d'État, détruire la réputation de l'État, conspirer contre l'État, affaiblir le sentiment national, obtenir des fonds étrangers douteux et financer des campagnes médiatiques visant à saper la confiance dans le Liban et son économie.”
Les informations et les documents présentés dans la plainte devraient inciter le Parquet général à accélérer l'enquête et à clarifier les circonstances entourant cette affaire, notamment en ce qui concerne le lien direct entre les accusés et George Soros, un personnage controversé connu pour avoir orchestré des crises dans plusieurs pays.
L’enquête devrait se pencher sur l'impact dévastateur de Soros dans des pays comme la Jordanie, le Royaume-Uni, la Thaïlande, les États-Unis, la Turquie, l'Italie, entre autres, où ses actions ont conduit à la faillite de grandes banques et à des effondrements économiques. L'objectif est de comprendre comment l’agenda de Soros a été promu au Liban via les accusés, qui auraient incité la population à se retourner contre le secteur bancaire et à retirer leurs dépôts, contribuant ainsi à l’effondrement financier et économique majeur que le Liban a traversé ces dernières années.
Les sources judiciaires et légales suivant de près cette affaire estiment que le déroulement de ces procédures constituera un test décisif pour la justice libanaise. Cela déterminera si le système judiciaire est réellement capable de soutenir la nouvelle présidence et de respecter l'engagement du président Joseph Aoun à mener une lutte sans relâche contre la corruption, les criminels et les responsables de malversations.
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