Des proches d'otages à Gaza accusent Netanyahou de «sabotage»
©Des femmes portent des photos de l'otage israélien Chaim Peri alors que les familles et les sympathisants des otages détenus par le groupe militant palestinien Hamas dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre se rassemblent sur la « place des otages » à Tel Aviv, pour regarder la retransmission en direct sur grand écran du discours du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant le Congrès américain le 24 juillet 2024 - En juin 2024, l'armée israélienne a déclaré dans un communiqué que Chaim Peri était l'un des quatre otages morts en captivité. (Menahem Kahana / AFP)
Le Forum des familles d’otages, une association israélienne qui représente des proches retenus en captivité à Gaza, a dénoncé, jeudi, un «sabotage» des efforts destinés à obtenir la libération de leurs proches, en pointant du doigt le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou.

«Cette façon de traîner les pieds est un sabotage délibéré (des négociations) pour ramener nos proches. Cela met en péril les négociations et témoigne d’un grave échec moral», écrit le forum dans un communiqué, en référence aux pourparlers indirects entre Israël et le Hamas.

Des discussions pour un cessez-le-feu associé à une libération d’otages, prévues jeudi au Qatar et impliquant Israël, ont été reportées à la semaine prochaine, selon une source proche des discussions qui n’a pas précisé les raisons de cet ajournement.

Sur 251 personnes enlevées durant l’attaque du Hamas le 7 octobre en Israël, 111 sont toujours retenues captives à Gaza, dont 39 sont mortes, selon l’armée israélienne.

«Les responsables sécuritaires portent la responsabilité personnelle et directe du retour des otages. Il est de votre devoir de respecter l’impératif moral suprême d’Israël et d’expliquer à la population israélienne ce qui fait obstacle à un accord et pourquoi», poursuit le communiqué.

Lors du discours prononcé mercredi soir au Congrès américain par Benjamin Netanyahou, des familles d’otages ont réclamé à Washington et à Tel-Aviv que le Premier ministre annonce un accord pour la libération de leurs proches.




Le Qatar, l’Égypte et les États-Unis mènent depuis des mois des efforts discrets pour négocier une trêve dans la guerre entre Israël et le Hamas, associée à un échange d’otages retenus dans la bande de Gaza et de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Le mot accord n’a pas été prononcé une seule fois par M. Netanyahou lors de son discours de plus de 50 minutes à Washington, où des représentants de ces familles ont demandé, jeudi matin, une «rencontre urgente» avec les négociateurs israéliens.

M. Netanyahou poursuit sa visite aux États-Unis où il doit rencontrer le président américain, Joe Biden, plus tard dans la journée.

Avec AFP

 
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